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 Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]

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MessageSujet: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Dim 19 Fév - 23:13

Le week-end se passa sans trop d’encombres pour le jeune rockeur. Certes il y avait eu ses habituelles disputes avec sa chère et tendre sœur Ailee et il n’avait pas vu beaucoup ses parents, toujours pendus au téléphone ou obnubilés par un message sur leur ordinateur, mais il était heureux. C’était comme si depuis le vendredi soir, il flottait sur un petit nuage. Il avait fait un pacte avec un de ses camarades de classe qui avait découvert son secret, Etienne Gladstone. Oui, il s’était rappelé son nom de famille sur le chemin du retour ce soir-là, il avait ensuite demandé confirmation du nom des gérants du restaurant auprès de ses collègues de travail. Cette personne était donc récemment devenue importante aux yeux du jeune homme aux yeux d’or. Il lui avait confié sa chainette, un de ses porte-bonheur et Etienne lui avait donné une petite clé. Clé dont il avait cherché l’éventuelle appartenance en vain sur le net durant le week-end. Que pouvait-elle bien ouvrir ? Un journal intime ? Un coffret ? Aucune idée, mais l’un comme l’autre, cela ne le surprendrait pas tant que ça du brun ténébreux.

Ce fut donc le cœur serein et apaisé que le jeune homme se rendit en classe ce lundi matin, en moto pour une fois. Il était arrivé en avance, histoire d’être sûr de ne pas rater Etienne au passage. Il trouvait lui-même son attitude étrange, après tout il n’avait commencé à côtoyé le jeune homme que depuis vendredi soir et ils ne s’étaient même pas échangé leurs numéros de portable ! Intérieurement, Ethan avait fait le souhait que son camarade tiendrait sa parole, de sorte à ce qu’ils puissent finir amis si possible… Il avait de nouveau de l’espoir pour quelque chose. C’était étonnant de sa part, lui si indifférent et défaitiste d’ordinaire voulait bien accorder à son cadet le bénéfice du doute.

Ethan arriva donc dans les premiers en classe, regardant chaque élève arriver et dévisager avec étonnement le jeune homme à la chevelure rouge. En effet il avait légèrement changé sa tenue aujourd’hui, arborant une chemise blanche sous une veste noire des plus classique et portant un jean grisé en partie déchiré avec de simples baskets blanches en guise de chaussures. Une tenue qui ne lui ressemblait pas trop mais dans laquelle il ne se sentait pas trop gêné : il portait toujours ses nombreux colliers et bracelets fétiches, chacun représentant précieusement quelque chose à ses yeux. Il attendait donc de voir son camarade, histoire de lui en faire la surprise. Mais les secondes et les minutes s’égrainèrent jusqu’à la sonnerie, et Etienne ne fit pas son apparition.
Intrigué par cette absence inhabituelle, Ethan regarda le professeur entrer et demander s’il y avait des absents. C’est en cœur avec plusieurs personnes, et sans vraiment le vouloir qu’Ethan répondit :


« Etienne Gladstone. » Alors que les regards curieux des autres élèves se posaient sur lui.
« Ah, oui. » Répondit simplement le professeur en s’attablant sans plus de détails. « Ses parents m’ont prévenus de son absence ce jour. »
« Comment ça ? Qu’est-ce qu’il a ?! » Répondit Ethan en se levant d’un coup sec de sa chaise.


Sa réaction avait été impulsive et agressive vis-à-vis du professeur. Cette attitude choqua d’ailleurs toute la classe. L’inquiétude et l’agacement se lisaient sur le visage du jeune homme aux yeux noisette, les poings serrés appuyés sur la table comme pour se retenir de cogner quelque chose. Ce n’était pas dans les habitudes d’Ethan de réagir de la sorte pour un camarade absent. Il se posa lui-même la question quant au pourquoi de cette soudaine réaction. Après tout il le connaissait à peine, pourquoi s’inquiéter autant ? Sans doute avait-il dut travailler trop tard la veille et ses parents l’avaient autorisé à sécher les cours aujourd’hui ? Si ça se trouvait ce n’était que ça. Mais au fond de son être, le rouquin flamboyant avait un très mauvais pressentiment…
Sentant le regard mauvais de son élève s’appuyer plus encore sur lui, le professeur se décida à lui répondre, un tantinet apeuré par la réaction de son élève.


« Et bien je ne sais pas grand-chose. Juste qu’il a été admis à l’hôpital ce week-end… »
« Quoi ?! »


Ni une ni deux, la mention de l’hôpital ôta à Ethan toute envie de rester plus longtemps dans cette pièce. Il attrapa rapidement son sac et s’enfuit en courant de la salle de classe sous les yeux ébahis de ses camarades et des appels de son professeur, encore plus intrigué par cette nouvelle action du rockeur dans l’âme. Le jeune homme descendait les marches quatre à quatre et traversa la cours du lycée aussi vite qu’il le put, entendant cependant son professeur le sommer de revenir en cours par la fenêtre de la classe. Mais c’était déjà trop tard, Ethan escaladait déjà avec souplesse la grille du lycée et reprenait possession de sa moto avec une seule destination : l’hôpital d’Eldytown.

Sur le trajet, nul doute que le jeune homme ne respectait pas la vitesse réglementaire en ville, slalomant entre les véhicules, refusant des priorités. Si un policier avait été dans les parages, le jeune homme se serait vu immédiatement supprimé son permis moto. Mais il n’avait qu’une hâte : le voir. Il avait si peur qu’il proférait de nombreuses injures, bien qu’il ne savait pas trop s’il les adressait à son camarade de classe ou à lui-même. Il était vrai qu’il n’avait pas retenu Etienne quand il devait partir travailler ce soir-là, mais il était vrai aussi que son camarade n’avait pas vraiment fait preuve de lucidité en travaillant au point qu’il soit exténué. Le jeune homme aurait donné sa main à coupé que son hospitalisation était liée à cette fatigue chronique que ressentait son camarade depuis quelques temps. Alors il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir, de ne pas l’avoir protégé, même si ce n’était pas vraiment son rôle…

Il arriva bien rapidement sur le parking de l’hôpital, gara convenablement son véhicule et s’empressa de courir à l’accueil, montant à nouveau les marches presque en bondissant. Il entra dans le service de l’accueil et alepagua la première secrétaire qu’il trouva face à lui, s’avachant presque sur le comptoir comme pour se coller contre elle jusqu’à ce qu’elle crache les informations qu’il désirait, bien qu’il haletait fortement à cause de sa folle course.


« La chambre… D’Etienne… Gladstone… » Demanda-t-il à bout de souffle à la secrétaire, le regard insistant et malsain.
« Euh… » Commença cette dernière pétrifiée d’effroi avant de regarder dans son ordinateur « Chambre 212… Mais les visites ne sont pas autorisées avant- »
« Merci ! »


Il la coupa dans son élan et se dirigea vers le premier ascenseur à sa disposition, toujours en courant, comme si la vie de son camarade dépendait de sa présence. Lisant avec attention les panneaux, il appuya sur le bouton désiré et commença ensuite à courir à nouveau dans les couloirs de l’hôpital, suivant les panneaux du regard tandis que les infirmières qu’il croisaient s’insurgeaient en lui rappelant qu’il était interdit de courir dans les couloirs de l’hôpital. Alors il proférait de brèves excuses à chaque personne qu’il croisait, ignorant ce qu’elles disaient et se concentrant uniquement sur son but : trouver Etienne, et plus précisément sa chambre dans le cas présent. Chose qu’il ne tarda pas à faire. C’est donc sans s’annoncer et dans une peur panique totale que le jeune homme ouvrit la porte de la chambre 212.

« Etienne ! »

Il l’appelait, en désespoir de cause, à bout de souffle. A la fois près à s’effondrer et à fondre en larmes, le jeune homme si imposant au lycée tremblait comme une feuille à l’idée de perdre ce garçon qu’il connaissait à peine. Peut-être le considérait-il déjà comme son ami ? En tout cas, il avait l’air bien pitoyable à l’heure actuelle, sans parlé du rafut qu’il avait causé sur sa route…


Dernière édition par Ethan Farwell le Sam 10 Mar - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Lun 20 Fév - 2:43

Dans la nuit du vendredi au samedi, le jeune Gladstone avait été admis au service de pédiatrie de l'hôpital d'Eldytown. Étant tombé dans l'inconscience sur son lieu de travail, ses parents n'avaient pas pu faire autrement qu'appeler une ambulance, emmenant ainsi l'adolescent et son père à l'hôpital, alors que sa mère était resté au restaurant pour le fermer avec les derniers employés. Cela avait été un coup dur pour tout le monde au restaurant, Étienne étant le garçon qu'ils avaient quasiment tous connu alors qu'il était encore enfant, ils le voyaient grandir et ce genre d'événements n'étaient pas des plus agréables. Les parents du jeune homme s'étaient évidemment sentis très mal après ça, surtout quand le verdict était tombé :

« Votre fils souffre d'une terrible fatigue, sa tension est beaucoup trop basse et son état actuel va demander beaucoup de repos. »

Évidemment, ses parents s'étaient énormément remis en question lors de cette nuit, M. Gladstone était retourné sans son fils à la maison et il avait commencé à s'en vouloir alors qu'il parlait avec sa femme de ce qui s'était passé. Les deux avaient reconnu que leur fils avait eu l'air fatigué, qu'il était aussi un peu blanc, mais Etienne avait refusé toutes les pauses et avait fait son travail jusqu'au bout, ne s'écroulant qu'à la toute fin...

L'adolescent s'était réveillé tôt le samedi matin, il avait une perfusion de glucose et de l'oxygène dans le nez, ainsi qu'un tensiomètre, et un sacré mal de tête. Immédiatement, le tensiomètre s'affola, alors que l'adolescent se relevait doucement dans son lit. Sa tête tournait, il fallait dire qu'en plus d'avoir peu dormi, Étienne n'avait pas mangé depuis son petit chocolat et sa petite gaufrette que lui avait apporté Ethan, autant dire que son état n'était vraiment pas bon...
Une infirmière était entrée dans la chambre, lui demandant de se recoucher, elle avait pris ses constantes avant de lui faire une légère remontrance, lui disant qu'un docteur viendrait le voir plus tard.

Et le week-end s'était donc passé ainsi, l'adolescent était resté dans un lit, mangeant à heures fixes et dormant de tout son soûl, ou du moins, presque. Dormir n'était plus dans ses habitudes, alors l'hôpital lui avait prescrit quelques aides, de légers somnifères pour le faire dormir un peu plus longtemps et qu'enfin ces cernes disparaissent de son visage, ce qui n'était quand même pas évident. Finalement, il reprit des couleurs, ses parents étaient venus à son chevet durant l'après-midi, l'adolescent s'était excusé maintes fois, jusqu'à avoir les larmes au yeux, mais cela n'avait pas franchement amélioré la situation, son rythme cardiaque s'emballant, un infirmier était arrivé en urgence et avait demandé à l'adolescent de se calmer et de s'allonger, avant d'inviter ses parents à sortir. Il n'avait donc eu qu'un coup de téléphone le dimanche, la mère du garçon avait expliqué qu'ils étaient très occupés, Étienne avait alors tout fait pour sortir, se levant avec sa perfusion pour demander aux infirmières de sortir, mais ce fut l'inverse et à la place on lui empêcha d'avoir tout contact avec l'extérieur, jugeant qu'il avait besoin d'un repos complet. L'adolescent ne s'en sentit que plus mal, se plaignant qu'il n'avait pas de quoi faire ses devoirs, que le lendemain il devait se rendre au lycée, mais rien n'y fit, on lui dit même l'inverse : il n'était pas question qu'il parte avant d'être totalement reposé.

Ainsi avait-il donc passé sa journée du dimanche à ne rien faire, on lui avait apporté quelques bandes dessinées du coin adolescent de l'hôpital, on lui avait aussi demandé s'il voulait parler à quelqu'un du personnel de psychologie, mais il avait férocement refusé, ne souhaitant pas raconter sa vie à n'importe qui... Lui qui gardait sa vie privée, il n'allait pas se confier ainsi, surtout qu'il savait que ce serait réutilisé, sûrement pour en reparler à ses parents... Et pourtant, il n'en avait pas envie du tout... S'il avait quelque chose à régler avec ses parents, ce serait par lui-même, et non pas grâce à une tierce personne qu'il ne connaissait pas. L'adolescent avait gardé dans sa main la chaînette de son camarade. Il avait d'ailleurs eu le temps de repenser à lui, à ce qu'il pouvait faire pendant que l'on obligeait l'adolescent à rester au lit... Il se demanda si le jeune homme travaillait aussi le week-end... Peut-être qu'il était passé au restaurant et ne l'avait pas vu, auquel cas, il pouvait penser que tout ce qu'avait raconté le plus jeune était faux... Cela avait troublé Étienne pendant le temps de sa réflexion, mais que pouvait-il y faire, il n'avait pas le droit d'appeler ses parents... Alors Étienne avait fini par se forcer à oublier tout cela, et finalement, le soir venu, il s'était encore endormi, grâce à un somnifère, faisant une nuit complète, sans rêves ni événements troubles, tout avait été très calme jusqu'à... Jusqu'à l'arrivée d'Ethan.

L'ouverture de la porte et le fait qu'il l'appelle l'avait aidé à s'éveiller, d'un coup, sursautant dans son lit et se relevant aussitôt, déclenchant encore une fois son tensiomètre, révélant que sa tension était alors en chute complète. Étienne soupira un instant, posant une main sur son visage, il se sentait fébrile, mais dans son état, il n'y fit même pas attention. Il leva donc légèrement la tête pour regarder dans la direction du jeune homme qui venait d'entrer.

« Ethan... »

Il ne se sentait pas au mieux de sa forme et avait toujours l'esprit un peu embrouillé, mais ce n'était pas important... Il sortit sa deuxième main de sous les draps, avant de l'ouvrir lentement pour montrer ce contenu au jeune homme.

« Je suis désolé, je n'ai pas réussi à la garder autour du poignet... »

C'était un petit sourire qui s'était affiché sur le visage de l'adolescent qui arborait un air triste, il avait été déçu qu'on lui enlève ce bracelet, surtout que l'on avait pas voulu lui remettre autour du poignet, résultat, l'adolescent avait peur que Ethan lui en veuille... Il ne s'était pas rendu compte de plusieurs choses... D'une part, il était toujours à l'hôpital, habillé d'une chemise blanche que l'on fournissait aux malades, ensuite, nous étions lundi, sa présence ici était donc complètement inhabituelle, il devrait rattraper des cours et aussi s'excuser auprès de deux de ses camarades avec qui il devait passer un exposé, mais en plus, le fait qu'Ethan soit là, à l'hôpital avec lui, était tout à fait étrange. C'était encore le matin et l'adolescent n'avait pas accès à son portable... Il n'avait d'ailleurs même pas le numéro de son camarade puisque jusqu'à ce vendredi il l'avait toujours considéré comme étant une personne dangereuse... Il n'avait d'ailleurs pas non plus remarqué le look du jeune homme, bien différent de ses tenues sombres, il était plutôt bien habillé ce matin-là... Mais non, l'adolescent ne faisait pas attention à tout cela, lui avait juste peur car il n'avait pas tenu parole. Il était faible et divaguait légèrement, tendant la chaîne vers le jeune homme, une larme coulant doucement sur son visage.

« Je suis désolé... »

Lentement, la main se baissa. L'adolescent avait eu un réveil bien trop brusque et ses appareils s'étaient encore affolés alors qu'il laissait sa tête reposer contre l'oreiller. Il respirait difficilement, observant toujours le jeune homme alors que sa main gardait précieusement la petite chaîne.

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Lun 20 Fév - 23:14

Le jeune homme regardait statufié son camarade se réveiller suite un son appel. Il avait grand mal à reprendre son souffle et craignait même intérieurement de s’effondrer face à celui qu’il était venu voir, poussé par le désir de le voir. Ce n’est que lorsque son camarade prononça son prénom que le jeune homme reprit ses esprits : il ne devait pas défaillir, pas face à Etienne qui avait dû souffrir bien plus que lui durant ce week end. Le jeune homme reprenait donc de grandes bouffées d’air tandis que son visage ne se défaisait pas de cette inquiétude qui le rongeait de l’intérieur. Le brun ténébreux n’avait pas bonne mine malgré la perfusion plantée dans son bras et tous les médicaments qui lui avaient été prescrits jusqu’à ce jour. Combien d’heures de sommeil manqué son cadet avait bien pu accumuler pour se retrouver à l’hôpital ? Sans doute un nombre bien trop grand et inimaginable pour la racaille des bacs à sable.

Ethan observa avec effroi qu’Etienne avait gardé sa chainette dans sa main, malgré que l’hôpital interdise le port de tout bijou à ses patients. Ca le jeune homme le savait bien, sa sœur étant une habituée des hôpitaux depuis sa naissance. Sans doute avait-on essayé de lui enlever, mais dans un ultime effort, le jeune homme avait dû protéger la chainette. Et malgré ça, il s’excusait encore. Le visage triste de son camarade et la larme qui coula le long de la joue de ce dernier brisa littéralement le cœur d’Ethan qui ressentit comme un frisson de tristesse lui parcourir l’échine. Une fois son souffle reprit et son corps de nouveau sous contrôle, Ethan ferma fortement les yeux et serra les poings avant de baisser la tête tandis que son corps était parcouru par de nombreux tremblements. C’est alors d’une voix à la fois sévère et triste qu’il lui dit ce simple mot.


« Idiot… »

Le rouquin flamboyant parcourut alors très lentement les quelques mètres qui le séparaient du lit où était allongé son camarade. Sa tête était si basse que sa frange cachait largement la vue de ses yeux, invisibles pour l’infirme. Le jeune homme qui avait fait de grand efforts pour paraitre normal aux yeux des autres s’agenouilla alors au pied du lit d’Etienne, ses mains prirent la sienne délicatement et lui ôtèrent la chainette malgré le peu de résistance qu’aurait pu faire preuve le jeune Gladstone… Avant de lui remettre doucement la chainette autour de son poignet. Une fois cette dernière attachée au poignet d’Etienne, le jeune homme eut de nouveaux tremblements, plus forts et sentit rouler des larmes bouillantes le long de ses joues. Il respirait difficilement et hoquetait en sanglots avant de se relever et de regarder le patient droit dans les yeux, malgré que sa vue soit troublée par une nuée de larmes qui ne cessaient de couler.

« T’es qu’un idiot, Etienne… »

C’est alors que l’ancien rockeur se jeta sur l’infirme, le serrant dans ses bras avec une douceur qu’il s’obligeait d’avoir, par peur de le blesser sans doute. Ses frissons se faisant de plus en plus ressentir au fur et à mesure qu’il tentait de retenir ses larmes. Il finit par craquer dans les bras de son ami, cachant son visage au creux de son cou alors que les larmes ne voulaient décidément pas s’arrêter de couler. Il avait eu si peur pour lui, pour sa santé, pour sa vie même !... Qu’il n’en pouvait plus, il craqua donc sans retenue dans les bras de celui à qui il avait donné cette petite chainette. Il le connaissait à peine oui, mais il tenait à lui, même s’il ignorait pourquoi il s’était si rapidement attaché à un garçon normal comme Etienne. Le destin peut parfois jouer de vilains tours à ceux qui tentent de changer de route…

Cette étreinte lui rappela qu’il avait peur des hôpitaux. La dernière personne qu’il avait serré de la sorte c’était sa propre sœur, Ailee, sur un lit d’hôpital également. La petite faisait des caprices avant son opération, elle voulait s’en aller, elle voulait s’amuser, retrouver ses amis et une vie normale. Alors son frère avait craqué et l’avait supplié de subir son opération du cœur, sans quoi sa vie était comptée. Il lui avait dit que c’était une Imbécile et que la santé passait avant tout, que tout cela, elle l’aurait après. Et finalement, il avait réussit à la faire craquer et l’opération s’était bien déroulée. Mais il avait toujours cette peur de la mort dans les hôpitaux. Il n’était pas en confiance dans ce genre d’endroit malgré qu’il n’y ait pas de souvenirs négatifs. Alors cette peur était peut-être ressortie en même temps que celle qu’il avait eu de perdre Etienne ? Ses souvenirs étaient remontés à la surface et l’attitude d’Etienne avait été semblable à celle de sa sœur : égoïste et irréfléchie.


« Jt’avais dit de te ménager pourtant ! Jte l’avais dit ! »

Il serra alors un peu plus fort le corps de son camarade contre le sien, les larmes se calmant un peu du fait qu’il avait tout de même réussi à retrouver Etienne et que ce dernier – bien que n’étant pas sous son meilleur jour – n’était pas à l’article de la mort. Il releva ensuite un peu sa tête, étreignant toujours son ami comme s’il avait peur qu’il ne s’échappe, et alla poser son front contre celui du jeune homme. Son regard embué de larmes plongea dans les abymes d’encre de son ami, ses mains tremblotant encore contre lui.

« J’ai eu si peur pour toi… » lui murmura-t-il, la voix écorchée par les larmes retenues par la boule qu’il avait dans la gorge.

Il avait l’air pitoyable, il le savait très bien, mais il s’en foutait comme de l’an 40. Il l’avait retrouvé, et ce n’était pas n’importe qui : c’était Etienne. Et ce dernier avait voulu tenir sa promesse jusqu’au bout, ça l’avait touché, profondément. Le cœur d’Ethan, tout chamboulé, battait à cent à l’heure tandis que ses larmes repartirent de plus belle, sans qu’il ne puisse le retenir. Et voilà le vrai visage d’Ethan Farwell : un homme faible, très faible et surtout ultra-sensible…
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Ven 24 Fév - 2:23

L'adolescent avait été vite bouleversé par l'apparition de son camarade. La fatigue associée aux médicaments qu'on lui avait donné n'avait en rien amélioré la situation. Tout cela avait fait que ses émotions s'étaient développées un peu trop fort. Si bien qu'il était resté là, à regarder Ethan avec cette larme coulant sur sa joue, son air triste, gardant la chaînette avec lui. C'est ainsi que dans son délire, Étienne avait eu peur, peur de décevoir son nouvel ami, peur d'avoir rompu une promesse qu'il avait fait à Ethan... Alors il avait senti le besoin de s'excuser, de montrer qu'il avait tout de même protégé le bijou. Seulement, tout cela allait un peu trop loin, son cœur battant alors qu'il observait le jeune homme qui l'insultait avant de se rapprocher de lui. L'adolescent trembla un peu, pris de peur alors que Ethan lui attrapait le poignet, mais il ne lui fait pas de mal, au contraire, il lui remit la chaînette autour du poignet, avant de se relever. L'adolescent observa son camarade et son corps s'enfonça un peu plus dans l'oreiller alors qu'il voyait ses larmes, non, pourquoi pleurait-il ? Le choc fut violent pour le jeune Gladstone qui n'avait pas imaginé pouvoir faire tant de mal à quelqu'un.

Puis, cette chaleur... Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas reçu une telle marque de tendresse, mais ce n'était pas ce à quoi il pensait en fermant les yeux, en levant sa main libre de toute perfusion, celle où la chaîne avait été fixée pour la poser dans le dos de son camarade : les frissons du jeune homme s'étaient intensifiés, jusqu'à faire peur au garçon qui émergeait doucement et venait de réaliser que tout ceci n'était pas un rêve et que cette situation, bien qu'étrange, était belle et bien réelle. L'adolescent ne sut qu'en profiter : il leva la main où une perfusion avait été posée pour étreindre correctement son ami, là il le sentait contre lui, toute sa chaleur, tout son chagrin aussi. Il espérait pouvoir le calmer ainsi...


« Pardon Ethan... Tu as raison, j'ai été idiot, ça n'arrivera plus... »

L'étreinte fut encore plus forte, l'adolescent n'eut pas la force de tenir plus longtemps et laissa tomber ses bras le long du corps alors que le jeune homme se relevait pour le regarder. Etienne ne vit d'abord que la masse de cheveux rouges avant de rencontrer les yeux encore plein de larmes de la fameuse racaille du lycée. Comment en étaient-ils arrivés là ? L'adolescent l'ignorait, mais il savait au moins qu'il ne détestait pas la présence d'Ethan et qu'il ferait plus attention à lui désormais. Il lui confiait avoir eu peur pour lui et cela atteint Étienne sûrement plus que de raison... Mais il était tellement rare que l'on se fasse du souci pour lui, à ce point... Il y avait bien sûr ses parents pour s'inquiéter, mais ils avaient leur restaurant avant tout et... Et eux n'avaient pas fait ça, il n'y avait eu qu'Ethan pour pleurer pour lui, pour le serrer ainsi dans ses bras et lui montrer tant d'affection...

Etienne eut alors un sourire en regardant son camarade, il leva la main qui portait la chaînette à son poignet et doucement la posa sur la joue du jeune homme, chassant ses dernières larmes avec son pouce. Il ne voulait pas le voir si triste alors que tout allait bien, maintenant...

« Merci d'être venu me voir... Ne t'en fais pas pour moi, je vais bien, je vais mieux. »

Il ne pouvait que sourire pour essayer de le consoler, lui montrer que tout allait pour le mieux, ce serait la meilleur chose à faire. L'adolescent avait été tellement touché qu'il garderait cette image en lui pour longtemps. Il leva son autre main pour la poser sur la joue de son nouvel ami, essuyant ses dernières larmes.

« Et voilà, tu n'as plus de raisons de pleurer. »

Il resta ainsi à lui sourire, avant de retirer ses mains, de peur d'en faire trop. Après tout, c'était tellement soudain... Les mains du garçon se rabaissèrent et lui même baissa les yeux, la fatigue le gagnait aussi, et c'est alors qu'il se rendit compte que le jeune homme n'avait rien à faire ici. Il le regarda alors à nouveau. Pourquoi venir ici, alors qu'aujourd'hui était le premier jour de la semaine et qu'il y avait déjà un moment que la première heure de cours avait commencé... Est-ce que..? Le cœur du lycéen se resserra un peu, cela voulait dire qu'il était en train de sécher pour lui ? Qu'il s'était fait du souci à ce point ?

« Ethan... »

Sa voix était affaiblie, il avait vraiment dû faire du mal au jeune homme, à force de cet internement soudain... Etienne le regardait toujours dans les yeux, le coeur battant fort dans poitrine.

« Je... »

On frappa alors à la porte, interrompant l'adolescent dans son discours, c'était l'équipe médicale qui venait vérifier ses constantes, seulement Etienne savait pertinemment qu'à cette heure-là, les visites n'étaient pas encore autorisées et s'ils remarquaient des changements, il était reparti pour un confinement total ce qu'il voulait à tout prix éviter...

« Vite, cache-toi ! »

L'adolescent avait peur qu'il soit pris, il le repoussa alors, le forçant à aller sous le lit, juste au moment où le médecin et les infirmières rentraient.

« Oh, vous êtes déjà réveillé ? »

Etienne eut un sourire gêné, il devait faire mine que tout allait bien s'il voulait sortir rapidement, mais sachant que Ethan était caché sous le lit, couvert simplement par les draps lui faisait un peu peur. Les infirmières vinrent contrôler sa tension et sa température, apparemment sa tension était toujours un peu basse... Mais Etienne devait se montrer optimiste.

« Cela ira sûrement mieux après le petit déjeuner !

- Oui, on vous l'apporte, mais le plus important c'est de vous reposer. Vous pourrez faire votre toilette tout seul aujourd'hui ?

- Oui, je me sens mieux.

- D'accord, n'hésitez pas à appeler en cas de problème. »

La porte se referma, et l'adolescent soupira un instant, pourquoi avait-il fallu qu'il devienne un poids si rapidement ? Il avait entraîné son camarade dans tout ça, il l'avait rendu triste, et maintenant il lui demandait de se cacher, juste par plaisir égoïste de pouvoir l'avoir à ses côtés...

« Pardon de te créer des ennuis, Ethan. Tu devrais en profiter pour partir sinon, tu risques de louper les autres cours. Merci d'être venu, ça me touche énormément... »

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Ven 24 Fév - 18:01

Malgré le redoublement de ses larmes d’Ethan qui tombaient sur la blouse blanche immaculée d’Etienne, ce dernier étreint doucement son camarade de classe. Il avait eu peur, peur de revivre ces moments effrayants de sa vie : la perte d’un être cher. En effet, il avait failli perdre plusieurs fois sa petite sœur à cause de sa santé fragile, et il avait peur que ce soit également le cas pour Etienne, un jeune homme qu’il connaissait à peine mais qu’il appréciait déjà sans vraiment savoir pourquoi. Il le trouvait fragile et naïf, alors qu’il avait lui-même une mine pitoyable à l’heure actuelle, à pleurer toutes les larmes de son corps pour ce garçon avec qui il avait fait une promesse. Il n’était même pas encore allé le voir au restaurant qu’il se retrouvait à l’hôpital ! Ethan s’était dit l’espace d’une seconde que porter son bijou avait dû porter la poisse à Etienne et que c’était de sa faute s’il avait atterrit dans cette chambre trop blanche à son goût. Cependant, qu’Etienne ait protégé la petite chainette durant tout le week-end l’avait profondément touché, il était heureux et considérait maintenant le jeune homme un peu comme un ami, un ami précieux vu l’inquiétude qu’il lui avait donné.

Les larmes se calmèrent tant bien que mal grâce à la douceur et à la gentillesse dont son camarade faisait preuve avec lui. Il lui en était reconnaissant, et se serait bien endormi contre lui là, maintenant. Mais il n’osait pas, et de plus malgré les nombreuses excuses qu’il lui avait offert, Ethan ne se serait pas abaissé à lui montrer toute sa faiblesse, il lui restait encore un minimum de dignité quand même. De plus, son nouvel ami semblait avoir quelque chose à ajouter à ses excuses, tout ce que le jeune homme espérait c’était qu’il ne s’agissait pas ENCORE d’autres excuses. Il n’avait pas d’excuses à faire bon sang ! Il avait bien le droit de s’inquiéter pour lui, c’était humain aux dernières nouvelles ! Il se laissa donc docilement essuyer les larmes qui avaient coulé le long de son visage par le jeune infirme, les joues rougies par la gêne et l’embarras, bien qu’il restait ainsi, appuyé contre lui. Son ami s’apprêtait à ajouter quelque chose quand Ethan remarqua que le cœur de ce dernier s’affolait, ce qui fit accélérer une nouvelle fois les battements du sien, sans parler du fait que ses fichues joues n’étaient pas décidées à reprendre leur couleur habituelle !

Mais ils furent à nouveau perturbés dans leur conversation, quelqu’un toqua à la porte faisant avoir au cœur d’Ethan un soubresaut de peur. Eh merde, si quelqu’un le voyait ici, nul doute qu’il serait interdit de visite à vie dans cet hôpital. Et oui, le jeune homme connaissait quand même les horaires de visite, mais il n’aurait pas pu attendre, il fallait qu’il s’assure qu’Etienne était en bonne santé. Alors quand son camarade lui intima de se cacher, c’est presque instantanément qu’il plongea sous le lit et tira sur les couvertures des deux côtés de ce dernier, de sorte à ce que les médecins ne remarquent pas sa présence. Ces derniers entrèrent, Ethan se mit à respirer le plus doucement possible pour ne pas se faire remarquer, recroquevillé du côté de la tête de son ami afin que les machines qui lui parcouraient le bras le cachent un peu plus encore. Il écouta alors discrètement la petite discussion que son camarade eut avec les médecins tandis que les infirmières vérifiaient ses constantes.

Lorsqu’ils repartirent, Ethan attendit de ne plus entendre leurs pas derrière la porte et sortit avec silence et délicatesse – ou pas – de sa cachette improvisée, soupirant de ne pas avoir été découvert. Il se releva et entendit de nouvelles excuses de la part de son camarade. Serrant les dents, Ethan se retourna vers ce dernier et fronça les sourcils, le fusillant du regard avant de croiser les bras sur sa poitrine pour bien lui faire comprendre qu’il venait de dire de grosses conneries. Il finit par s’assoir à côté de son ami sur le lit, toujours tourné sévèrement vers lui avant de poser un index accusateur sur son torse.


« Alors premièrement Monsieur Gladstone, j’vous remercierais d’arrêter de vous excuser à tout bout de champ. Tu ne me créée pas d’ennuis du tout bien au contraire, j’avais besoin de voir que tu n’allais pas si mal que ça. » Et voilà que ses joues recommencèrent à le faire rougir, il détourna un instant le regard avant de continuer. « Ce serait plutôt à moi de m’excuser de t’avoir inquiéter avec mon arrivée soudaine, j’ai pas réfléchi, j’voulais trop te voir que je pensais pas que tu pourrais avoir besoin de dormir plus longtemps… »

Le jeune homme retira son index du torse du beau brun ténébreux qui avait retrouvé des couleurs depuis vendredi soir et soupira. Décidemment c’était un véritable idiot, il n’avait même pas pensé qu’il pourrait faire empirer l’état d’Etienne en venant le perturber si brusquement dans son rétablissement. Il s’en voulu fortement et serra ses deux mains à présent réunies, le regard bas et bouffis par les larmes qu’il avait pleuré pour Etienne. Il commençait à se demander pourquoi il était venu ici, il le connaissait à peine… Et pourquoi il ne voulait pas le laisser ? Il n’avait qu’une envie : rester à ses côtés et veiller sur lui. Quelle étrange sensation. Il avait cependant le besoin de l’exprimer. Le jeune homme aux yeux d’or se tourna alors vers son ami alité.

« Et deuxièmement je n’ai pas l’intention de partir, Etienne. Les cours, c’est secondaire comparé à l’état de santé d’une personne à laquelle on tient. Ca se rattrape facilement sur le net, et puis je peux avoir les cours de l’année dernière via une amie. Ne t’inquiète pas pour moi, je pourrais toujours avoir les devoirs, même pour toi si tu veux. »

Ethan lui offrit un large sourire, montrant toutes ses dents et sa sincérité. Mais l’ancien rockeur resta perturbé par ses premiers mots, il venait d’avouer à Etienne qu’il tenait à lui et il avait peur que ce dernier se méprenne sur son ressenti. Après tout, lui-même ne savait pas ce qui l’avait attiré chez ce jeune homme des plus banals. Peut-être cette aura de mystère qu’Etienne dégageait sans s’en rendre compte ? Aucune idée. Mais il n’était pas décidé à quitter l’hôpital si vite. Il monta alors l’un de ses bras, de sorte à montrer ses muscles à son camarade avec une certaine dose de fraicheur et un petit côté enfantin.

« J’me cacherais sous ton lit aussi souvent que nécessaire, t’inquiète jsuis souple. » Lui dit-il avant de rire doucement.
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Sam 25 Fév - 0:43

Il avait fallu calmer le jeune homme qu'Étienne avait tout de même un peu de mal à comprendre. Pourquoi tant d'attentions ? Pourquoi ces pleurs, si nombreux ? Pourquoi ce contact, cette proximité ? Pourquoi c'était tant agréable de le savoir à ses côtés ? Ses mains sur ses joues rouges, il voulait le consoler. C'était délicat pour l'adolescent de s'occuper de quelqu'un, lui n'avait jamais eu personne si proche dans son entourage, alors tout ceci lui paraissait démesuré, étrange, tout comme cet internement. Après tout, il n'était que simplement fatigué, il avait besoin de sommeil, et tout irait mieux, mais non, les choses n'étaient pas faciles ces derniers temps...
Il était touché et il avait failli se dévoiler un peu trop, avant que l'on ne frappe à la porte, peut-être un signe, en tout cas une action salvatrice, l'empêchant de parler avec trop d'émotions. Ce n'était que la deuxième fois qu'ils se parlaient et maintenant ils en étaient déjà là, l'un contre l'autre.

Heureusement Ethan agit vite et se précipita sous le lit de l'adolescent alors que l'équipe médicale entrait. Le bilan n'était pas des plus brillants, mais il espérait qu'ils le laissent tranquille pour la journée, surtout si... Hum... non, il ne devait pas penser que le jeune homme allait rester à son chevet, pourquoi ferait-il ça ? Ce n'était pas là sa place, il devait être en cours comme les autres, Étienne ne voulait pas lui attirer plus d'ennuis inutiles. Il soupira après que les médecins ait fermé la porte et lança un sourire à son camarade qui lui faisait plus la tête. Pourquoi fronçait-il ainsi les sourcils ? Pourquoi ce regard ? Étienne, surpris par la réaction du plus âgé serra les poings et recula légèrement dans son oreiller, frémissant lorsque ce dernier posait un doigt sur son torse. Seulement, les paroles du jeune homme tranchaient littéralement avec son air, elles étaient empreintes de cette gentillesse... Étienne ne put s'empêcher de sourire timidement alors que le jeune homme rougissait à nouveau... Étrange ressenti que celui-ci, Ethan n'inspirait plus du tout la peur à l'adolescent, bien au contraire, il voyait là une toute autre personne qui le touchait et l'apprivoisait plus rapidement que n'importe qui...

Il ne partirait pas, il venait de le dire, et le plus jeune resta là, à le regarder, à essayer de comprendre. Lisait-il dans ses pensées ? Avait-il un quelconque pouvoir ? Il arrivait au moins ) lui redonner le moral. C'était tellement précieux, tellement important à ses yeux. Et pourtant, malgré ce qu'affirmait Ethan, il voyait cela comme un sacrifice injuste. Étienne n'avait pas vraiment à s'inquiéter pour ses notes ou son dossier, mais Ethan, c'était différent... Ils parlaient souvent de lui en classe comme étant l'exemple à ne pas suivre et pourtant, c'était là le plus loyal d'entre tous... Il lui proposa de lui donner les devoirs et l'adolescent baissa la tête un instant, avant d'être confronté à un des plus beaux sourires qu'il avait bien voulu lui offrir jusque là.

Sa voix resta coupée, il ne réussit pas à sortir un son, observant toujours son camarade. Qui était-il à la fin pour être si présent, si attentionné, si parfait avec lui ? L'adolescent ne devait pas se laisser aller à ses interrogations, il savait bien que l'attachement menait à la douleur, que les promesses menaient aux déceptions, mais il avait envie d'y croire, même si la voix de son père résonnait dans sa tête. « Ne fais confiance à personne », cela avait marché jusqu'ici, mais il sentait que c'était n peu différent avec lui... Un peu ou complètement ? L'adolescent sourit alors que le plus âgé lui montrait ses muscles pour dire qu'il se cacherait sous le lit plusieurs fois sans problème.
Il baissa la tête, prenant sa respiration un instant avant de lever le regard vers son nouvel ami.


« Je te remercie, ta présence me fait du bien, et ne t'en fais pas, je me suis déjà bien reposé... »

Il lui sourit, regardant dans les yeux Ethan, alors que l'on frappait à nouveau à la porte, ah, le petit déjeuner... Heureusement et comme promis, le jeune homme retourna sous le lit alors que la porte s'ouvrait.

« Bonjour M. Gladstone, qu'est-ce qui vous ferait plaisir ce matin ? Pas de café, n'est-ce pas, un chocolat ? »

L'adolescent, gêné, mis un peu plus de temps à réagir qu'il ne l'aurait dit, mais lança un beau sourire à l'infirmière.

« Oui, un chocolat chaud s'il vous plaît, avec des tartines...

- Très bien. »

L'infirmière sortit et revint quelques secondes plus tard, déposant un plateau sur une table à roulettes qui passait sur le lit. Étienne prit peur alors qu'elle la glissait au dessus de ses jambes, ce qui voulait dire que les roulettes prenaient place sous le lit... Il ferma les yeux, mais rien ne se passa, à part que l'infirmière avait remarqué son comportement...

« Tout va bien ?

- Oui oui, j'ai juste un peu mal à la tête.

- Je vous mets une aspirine en plus du reste, n'oubliez pas de les prendre en mangeant. »

L'adolescent resta muet alors que l'infirmière fit un aller-retour du couloir à sa chambre pour poser les médicaments du matin sur le plateau avec un sourire. Approchant la table du garçon pour être sûre qu'il puisse atteindre son petit déjeuner sans problème.

« Voilà, on vous laisse tranquille, appelez-nous si vous avez besoin, sinon on reviendra un peu plus tard. »

Et la porte se referma. Le cœur du garçon c'était encore emballé, heureusement qu'il n'était pas relié à un cardiogramme sinon l'équipe médicale aurait tout de suite rappliqué... Étienne ne put s'empêcher d'éclater de rire alors que le jeune homme sortait du lit. C'était tellement incongru comme situation et dans le même temps il avait eu tellement peur que la pression se relâchait sous un rire. Il retira une larme avant de soupirer et de humer son chocolat.

« As-tu faim Ethan ? »

Après tout, il ne savait pas comment le jeune homme était arrivé ici et il pouvait très bien ne pas avoir mangé ce matin-là... Le plus jeune le regarda avec un sourire désolé avant de se pousser un peu pour lui laisser de la place sur le lit, ils passeraient donc du temps ensemble, puisque c'était ce que les deux voulaient...

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Sam 25 Fév - 21:05

Voir Etienne sourire à ses petites bêtises rassurait énormément le jeune homme aux yeux d’or sur son état de santé. Certes il était encore à l’hôpital, mais Ethan ne s’en faisait pas : il ne tarderait pas à sortir, c’était sûr. Il avait meilleure mine que vendredi dernier en tout cas. Il aimait également le fait que sa présence était acceptée et ressentie comme une bonne présence. Du moment qu’il ne lui créait pas de soucis, tout irait pour le mieux, tels étaient les pensées qu’avait le rouquin rougeoyant au sujet de son ami. Enfin, même si, hypothétiquement parlant, si quelqu’un venait à découvrir sa présence, ce serait lui qui aurait des ennuis, et pas son ami. Car oui, c’était définitif, il le considérait comme tel désormais.

Enfin, à peine eut-il montré sa magnifique musculature qu’il fut à nouveau contraint d’en faire usage. Ethan disparut donc sous le lit une seconde fois, comme il l’avait promis, se recroquevillant au fin fond de ce dernier afin de ne pas se faire remarquer. A en juger par la discussion qui se passait au-dessus et au bruit significatif de roulettes qui l’accompagnait, il s’agissait du petit-déjeuner d’Etienne qui venait lui être servi. Bientôt, Ethan vit les dites roulettes apparaitre sous ses yeux et se félicita mentalement de s’être trouvé une si petite cachette pour son gabarit : s’il était simplement resté allongé sous le lit, il aurait été remarqué immédiatement. Ethan eut un sourire quand l’autre demanda une aspirine, sans doute parce qu’il avait esquissé une mine affreuse en pensant à son camarade sous le lit. Mais ce n’était pas une aspirine qui lui fallait mademoiselle, c’était plutôt une pilule anti-mensonges à ce niveau là, songea discrètement Ethan. Cependant il déchanta très vite en voyant les viles roulettes se rapprocher de lui, de telle sorte qu’il dû utiliser ses abdos afin que ses jambes tiennent au –dessus du plateau roulant jusqu’à la sortie définitive de l’infirmière. Poussant un soupire épuisé, Ethan avait eu une grosse frayeur, même si le plus gros était passé et se tortilla donc comme il pouvait pour sortir de sous le lit. Il entendit l’autre rire alors qu’il se relevait en s’époussetant rapidement, un large sourire aux lèvres face à sa nouvelle victoire.


« En sortant tu pourras dire aux femmes de ménages qu’elles ont plus besoin de laver sous le lit, ton ange gardien l’a déjà fait ! » dit-il en constatant qu’il n’était plus aussi propre que lorsqu’il était arrivé.

C’en était presque inacceptable pour un hôpital, mais à quoi bon en faire la réflexion ? L’important, pour le moment, c’était la présence d’Etienne à ses côtés et le fait que ce dernier soit en bonne santé. Il s’essuya une nouvelle fois, lui si tatillon sur le ménage, de sorte à ce qu’il ne voit plus la moindre trace de poussière sur sa personne. Que voulez-vous ? On est maniaque ou on ne l’est pas. Et Ethan n’avait pas la réputation d’être bordélique contrairement à ce que les gens pourraient croire, bien au contraire. Quand son camarade lui proposa de manger quelque chose en sa compagnie, le jeune homme sourit, heureux qu’il pense à sa petite personne mais lui fit un signe négatif de la tête pour lui dire qu’il n’avait pas besoin de cela, qu’il avait déjà bien mangé le matin même. Par contre il accepta volontiers la place qu’Etienne lui faisait à ses côtés, posant son sac à dos sur ses genoux.

« Non, mais merci d’avoir proposé. Par contre j’espère pour toi que la nourriture ici n’est pas trop mauvaise. Perso, j’ai jamais aimé un seul des repas que j’ai prit dans les hôpitaux, mais après chacun ses goûts, si tu aimes le archi-surgelé et le méga-chimique c’est ton problème. » Commença Ethan en relevant les épaules.

Cependant, comme un peu tous les garçons à ce qu’il avait pu remarqué, Ethan avait beau prendre un bon petit déjeuner le matin, il lui arrivait toujours d’avoir des gros creux à la récré et à onze heures. Aussi se faisait-il une petite réserve de bonbons chaque jour où il partait en cours, juste au cas où le creux de son ventre deviendrait insupportable. Il avait aussi emmené une boisson, un demi-litre de jus d’orange. Enfin bref, malgré que ces aliments ne fussent pas très diététiques, ils pouvaient à eux seuls représenter un second petit déjeuner d’une certaine manière. C’est pourquoi le jeune homme sortit de son sac un petit paquet rouge : des kit-kat ! Il adorait ça, tout comme les skittles, ces petits bonbons aux fruits dont il était accro depuis qu’il en avait prit dans le distributeur automatique de son collège. Il se tourna vers son camarade, un sourire malicieux se dessinant sur ses lèvres alors qu’il ouvrait le paquet de kit-kat et en mettait une barre entre ses dents.

« Chinon ch’peux t’propocher des kit-kat ou des shkittleshe shi tu veux. Ch’est bon tu chais. » dit-il en se penchant vers son camarade, essayant de le tenter en agitant la barre chocolatée sous son nez.

C'est alors qu'Ethan se rendit compte de ce qu'il était en train de faire, restant paralysé face au jeune homme alité à ses côtés, les joues écrevisses à cause de la gêne qu'il ressentait dans une telle situation...
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Sam 25 Fév - 23:23

L'adolescent avait vraiment eu peur pour Ethan. Que serait-il arrivé si l'infirmière avait senti le corps du jeune homme sous le lit ? Il en avait eu des frissons et avait fait une grimace telle que la dame lui avait demandé ce qu'il avait. Heureusement, étant dans un hôpital, il était normal qu'il ait quelques problèmes de santé après tout, et puis un mal de tête, c'était tellement banal qu'il avait réussi à duper l'infirmière. Bon, il n'en était pas fier de mentir si facilement, mais c'était pour la bonne cause, il ne voulait pas créer d'ennuis à Ethan, à la racaille du lycée... Jamais il n'aurait pensé se dire ça un jour, mais après ce qu'il avait fait pour lui, il voulait le protéger. Lui, protéger Ethan... C'était étrange comme idée, mais il y croyait réellement... La pression se relâchant, une fois que sa soignante était partie, l'adolescent laissa un rire éclater. C'était une situation tellement cocasse, tellement incongrue que ça le faisait ire, surtout en le voyant s'épousseter.

« Ah, je n'oserais pas... » répondit le garçon en souriant.

Il ne releva pas le fait qu'il se soit nommé « ange gardien ». Il n'allait pas lui dire qu'il ne voulait pas que ce soit le cas, en fait, inconsciemment il devait presque aimer cette idée... Il observa le jeune homme qui nettoyait ses habits, c'est vrai que c'était tout de même assez poussiéreux pour qu'il ait réussi à se salir comme ça, mais ce n'était pas si grave pour le plus jeune, enfin, pour lui, le fait qu'Ethan soit sali l'embêtait tout de même, une fois de plus. Enfin, c'était l'heure du repas pour le jeune Gladstone et il devait le reconnaître : il avait faim. Néanmoins, il ne pouvait pas s'empêcher de penser à son ami, qui était venu pour lui de bon matin, enfin, il ne savait pas exactement quelle heure il était mais il savait que c'était le matin, au moins. Mais le jeune homme refusa avec un sourire, avant de le rejoindre sur le lit avec son sac sur les genoux.

« Pas de quoi... Je ne me soucis pas du goût, ils font ce qu'ils peuvent après tout... »

Etienne était quelqu'un de très docile, de très gentil et compatissant, même concernant la cuisine, pourtant son domaine. Il avait cette étrange manie de ne pas vouloir goûter sa propre cuisine, malgré les éloges, il ne voulait pas savoir, il ne voulait pas se rendre compte de ce talent qui pouvait peut-être lui tracer un avenir. L'avenir, il ne voulait pas trop y penser non plus, même s'il voulait sortir du monde du lycée... L'adolescent avait donc pris tous ses repas sans broncher, sans faire de critique et sans penser à ce qu'il pouvait faire pour les rendre meilleurs, non, tout ceci ne l'intéressait pas. Il cuisinait pour faire plaisir à ses parents, pas à lui-même.
Il attrapa une tranche de pain après avoir ouvert l'emballage du beurre, il se ferait des tartines, mais les gestes de son camarade attirèrent son regard et il l'observa alors qu'il fouillait dans son sac, pour en sortir des friandises. Ah, ça alors... Finalement il avait bien un peu faim... L'adolescent sourit un instant.


« Et c'est toi qui me parle de nourriture méga-chimique... »

Il mordit avidement dans sa tartine avant de regarder à nouveau le jeune homme. Ethan était là, à quelques centimètres de lui, une barre de kitkat dans la bouche. L'adolescent resta d'abord immobile, avait-il bien entendu ? Le jeune homme lui proposait ces friandises et dans le même temps s'approchait avec cette barre dans sa bouche. Étienne déglutit un instant, les joues rouges, d'ailleurs le jeune homme rougissait aussi. Aucun mouvement, des secondes longues comme des heures.

« Je... J'aime bien mes tartines, merci. »

C'était tout ce que le brun avait trouvé à dire, avant de repousser doucement le jeune homme, un sourire gêné collé sur son visage et la rougeur de ses joues toujours présente.

« Pardon, je-je-je dois prendre mes-mes-mes cachets. »

L'adolescent n'était pas bègue, il n'avait jamais eu de problème à parler en public, mais il n'avait aussi jamais été dans cette situation, où quelque chose était de trop, là, c'était trop proche, trop de chaleur aussi et sûrement une situation trop stressante.. Son cœur battait plus fort mais il devait penser à garder de la contenance et il prit son verre d'eau d'une main tremblante, la main la plus proche d'Ethan, aussi celle qui portait la chaînette. Il prit tous ses cachets d'un coup avant de boire une grande gorgée d'eau, fermant les yeux en avalant difficilement, avant de reposer le verre. Ses yeux se fixèrent alors sur le bijou autour de son poignet.
Il y avait quelque chose qu'il devait mettre au clair, peut-être que tout ça, ce n'était pas si normal après tout et le coup du kitkat, c'était un plus dans cette série d'actions improbables.

« Je... »

Étienne se tourna pour regarder le jeune homme dans les yeux, oubliant sa faim, sa fatigue, le fait qu'il soit à l'hôpital et même tout le reste, Ethan seul existait :

« Je dois te le demander, est-ce que tu... tu aimes les hommes ? »

Il l'avait demandé avec une voix basse et douce, sans aucune arrière pensée. La naïveté à l'état pur, Étienne sentait la fatigue s'emparer de lui, le manque de sucre aussi, alors il détourna le regarde pour boire son chocolat chaud. Il fallait qu'il soit honnête avec lui-même avant tout : cela ne changerait rien, ou du moins pas grande chose. L'adolescent n'était simplement pas du genre à se laisser approcher, il n'avait jamais été proche de quelqu'un, il ne se souvenait même pas d'avoir eu un ami comme ça, si proche de lui. Alors il s'était retrouvé très intimidé, sur la défensive...

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Dim 26 Fév - 12:56

Ah. C’est vrai qu’à bien y réfléchir, les kitkat et les skittles ne sont rien d’autre que des aliments chimiques. Ethan n’y avait pas pensé avant de faire cette réflexion au sujet de ses tartines et autres produits que son cadet allait consommer. Il se sentit donc gêné et s’ébouriffa lui-même sa chevelure de flamme, comme pour montrer à son camarade qu’il n’avait pas fait le rapprochement avant. En tout cas son camarade sembla bien se contenter de ses tartines beurrées, ignorant complètement son ami… Posté à quelques centimètres de lui sans le vouloir, lui tendant sa barre de kitkat du bout des lèvres. En prenant conscience de cette position embarrassante, le jeune homme rougit de tout son long. A vrai dire, il n’avait pas réfléchit, mais cela pouvait être mal interprété par son camarade. Ainsi de longues secondes de frayeur s’écoulèrent avant qu’Etienne ne brise la glace en lui confiant qu’il préférait ses tartines. A cet instant, Ethan reprit possession de ses mouvements et se rassit normalement avant de croquer tranquillement dans sa barre chocolatée, en détournant discrètement le regard, de sorte à ce qu’il évite celui du beau brun ténébreux à ses côtés. Il l’avait repoussé doucement comme pour lui faire comprendre que sa barre ne l’intéressait pas, et bien tant pis pour lui.

« Bon. Comme tu veux, tant pis pour toi. »

Il croqua donc centimètre par centimètre sa barre chocolatée d’un air pensif alors que son voisin lui disait qu’il devait prendre ses cachets. Ethan, arrivé à la moitié de sa barre chocolatée, lui murmura sans vraiment l’entendre un « Vas-y. » alors qu’il n’y pensait même pas. Il était à mille lieues de s’imaginer qu’il aurait agit de la sorte. Sans doute son voisin allait commencer à se poser des questions à son sujet. Mieux valait qu’il prenne ses distances. De toute manière après avoir gaffé de la sorte, il se sentait moins proche d’Etienne. Comme si ses paroles avaient brisé quelque chose, alors qu’il n’en était rien. Une fois que l’ancien rockeur eut finit sa première barre chocolatée, il regarda les autres barres, attendant encore sagement dans leur emballage et prit la décision de les ranger dans son sac, pour plus tard. De toute façon, il n’avait plus très fin au point où il en était.

Entendant son voisin reprendre la parole, Ethan se tourna vers ce dernier, le regard à demi vide. La voix de ce dernier était faible, quasi muette, comme si c’était quelque chose d’à la fois important et secret. Pour sûr, il s’agissait d’un tabou : Ethan aimait-il les hommes ? Cela réveilla le jeune homme qui était complètement plongé dans ses pensées et le fit rougir, avant de se reculer un peu d’Etienne de sorte à ce que ses bras miment à merveille une mine choquée. Il faut dire qu’il ne s’attendait pas à cette question, du moins pas aussi vite. Son cœur battant à cent à l’heure, Ethan se somma cependant de se calmer, ce que fit son corps avant que le jeune homme ne se rassoie normalement, joignant ses mains, ses joues ayant retrouvé une couleur normale avant qu’il ne lui répondre d’une voix monocorde et presque agressive :


« Qu’est-ce que ça peut t’faire, sérieux ? »

La racaille du bahut était de retour. Le jeune homme plaça son sac au sol afin que ce dernier ne tombe pas alors qu’il quittait sa place au chevet d’Etienne : il avait désormais la certitude qu’il n’y avait plus sa place. Simplement parce qu’il avait gaffé, parce qu’il était trop con, trop nul pour faire comprendre ses sentiments. Quand quelqu’un lui parlait de sa personne en mettant ainsi les pieds dans le plat, cela avait le don de l’agacer, de l’énerver. Ethan s’étira alors pour ne pas avoir de pulsions contre les pauvres murs de la chambre de son camarade qui n’avait rien à fait dans tout cela. Cependant, il n’y avait pas que l’énervement qui régnait dans le corps d’Ethan à l’heure qu’il était. Il y avait aussi une grande part de peine dans son cœur, sans qu’il ne sache en expliquer la provenance. Il poussa alors un profond soupire, mû par le désir d’exprimer à Etienne ce qu’il ressentait vraiment, afin que celui-ci connaisse sa situation. Il ne le regarda cependant pas en face, il était trop tendu pour le regarder. Alors, il lui tournait le dos, les mains jointes sur sa nuque, dans il position d’auto-défense.

« Tu te souviens de la fille dont je t’avais parlé au café ? C’est à cause d’elle que tout à changé. Je me suis mis à haïr les filles et à les repousser depuis ce jour, ce qui agrémente ma réputation de racaille briseur de cœurs. » Il déglutit alors avant de continuer « Depuis ce jour, je me suis rapproché des hommes, oui, parce qu’ils me rassuraient et j’ai même découvert que certains me plaisaient. Alors peut-être oui, peut-être que j’aime les hommes, sans doute… »

Il n’arrivait pas à admettre qu’il était devenu homosexuel depuis sa relation avec Rosa. Cependant, il ne trouvait pas la perle rare, il ne savait pas quoi faire pour la trouver. Alors il laissait les jours s’écouler et les rencontres se faire. Alors il l’admettait sans l’admettre, comme il n’avait jamais eu de vraie relation avec un homme jusqu’à ce jour, il n’en avait même pas eu du tout d’ailleurs… Ethan soupira fortement en libérant ses mains avant de placer ces dernières dans les poches de son pantalon, se retournant enfin vers Etienne, le regard froid et sévère, les sourcils froncés comme provocateur avant de terminer :

« Pourquoi ? Ca te dérange peut-être ? »

Dans ce cas qu’il le dise, qu’on soit fixés, pensait-il intérieurement. Le ton de sa voix était accusateur, bien que son regard se radouci rapidement, comme celui d’un gamin qui venait de faire une bêtise. Il baissa alors la tête et alla s’assoir sur une chaise libre, situé dans un coin de la pièce, la tête et les yeux baissés, il attendait le verdict de son camarade avec une certaine crainte dans le regard. Cette réponse, il la connaissait déjà, il il ne voulait pas qu’il la donne. Comme pour se forcer à penser à autre chose, Ethan se mordit fortement la lèvre inférieure.
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Dim 26 Fév - 16:24

Il allait pouvoir reprendre un peu de forces avec ce petit déjeuner. Certes, la perfusion qu'il avait était censée l'alimenter en continu, mais comme lui avaient expliquer les médecins, elle était surtout composée de calmants en faibles doses et d'un peu de sucre histoire qu'il aille mieux, qu'il se repose sans se faire de soucis. C'était aussi pour cela qu'on avait souhaité que l'adolescent reste au calme le plus possible, mais avec Ethan, le calme ne serait pas de mise et c'était en fait tant mieux pour le plus jeune. La présence de son camarade lui apportait du baume au cœur et il aurait été heureux de partager son petit déjeuner autant que son lit, enfin, la place sur son lit. Ils s'entendaient bien finalement, Étienne avait même osé lui faire une petite remarque avec un sourire, se moquant un peu, avec légèreté. C'était la suite qui avait un peu troublé le plus jeune, cette fois le jeune homme était près, trop près sûrement et avec une proposition trop embarrassante, l'adolescent s'était sauvé de cette situation en lui disant qu'il préférait les tartines, ce n'était pas vraiment faux, mais c'était tout de même assez délicat comme situation.

Et voilà que l'adolescent était perdu à nouveau, tout le plaisir venait de s'évanouir, il prit ses cachets sans rien dire, pourquoi tout à coup c'était plus calme, plus difficile ? Étienne ne savait pas comment il devait réagir, comment il aurait pu réagir aussi, comment il aurait pu faire pour que Ethan reste tout de même à ses côtés, car il sentait qu'il s'était décalé depuis qu'il avait dit qu'il ne voulait pas de sa barre chocolaté... Et maintenant, il n'y avait qu'un chose à laquelle il pensait. Si le jeune homme était si proche de lui, si doux et si émotif, si impulsif aussi... L'adolescent observa Ethan qui bougea encore, avant de boire de son chocolat, reposant son bol pour écouter la réponse, comme une pique dans le cœur, ce ne fut pas le plus douloureux, non, le pire était que le jeune homme avait décidé de quitter le lit... Comment en étaient-ils arrivés là ? Il voulait simplement le connaître, le comprendre, il voulait se rapprocher de lui, pour une fois qu'il pouvait se rapprocher de quelqu'un... Non, c'était trop énervant de voir qu'il n'arrivait pas à l'approcher et pourtant, pourtant le plus âgé se montrait des plus sympathiques, des plus agréables quand ils restaient silencieux...

L'adolescent baissa la tête, il avait peur que son camarade s'en aille, s'il le perdait maintenant il le perdrait sûrement pour longtemps... Il voulait le rattraper, mais enfin, le jeune homme s'était mis à parler, sûrement pour lui expliquer ses sentiments. Cela aida Étienne à comprendre, il était réellement désolé pour lui, mais comment lui exprimer tout ça ? Si jamais il lui disait quelque chose et que cela se passait mal, Ethan lui en voudrait, et il aurait du mal à lui accorder à nouveau sa confiance... Etienne prit peur, réellement lorsque le plus âgé lui avait demandé si ça le dérangeait. Ce n'était pas une vraie question, l'adolescent avait l'impression que c'était juste une occasion pour lui crier dessus. Il gardait toujours la tête baissée et ne réussit pas à la lever, entendant simplement qu'il s'éloignait encore...

« Pardon... »

L'adolescent respirait bruyamment, s'efforçait à avoir une voix la plus distincte possible, même si c'était de plus en plus difficile, il sentait ses yeux s'emplir de larmes, non, il ne devait pas montrer ses faiblesses, il repoussa la table, il n'avait même pas fini sa première tartine, il n'avait pris qu'une seule gorgée et pourtant, il n'avait pas faim. Il se tourna doucement et essuya ses yeux et ses joues dans les draps avant de reprendre la parole, la voix légèrement cassée, les deux poings serrés.

« J'ai eu peur mais tu comprends je n'ai jamais connu quelqu'un comme toi, il n'y a que toi pour t'asseoir avec moi et pour être venu, tu le vois, il n'y a que toi, je-je je m'en fiche que tu aimes les garçons ou les filles ou les deux, je voulais juste savoir parce que je voulais comprendre. »

Maintenant il était perdu dans ses explications, il avait peur qu'Ethan lui en veuille aussi, il voulait le rejoindre... Alors le mieux qu'il avait trouvé c'était de se relever dans son lit et de le regarder, il n'y avait plus de larmes sur son visage, il avait un regard déterminé, il montra alors la chaînette sur son poignet.


« Tu m'as fait confiance Ethan, continue s'il te plaît, j'aimerais que tu restes près de moi... Je ne suis pas habitué que l'on prenne autant soin de moi, que l'on soit si gentil avec moi et proche mais... »

Voilà, la voix cassée revint d'un coup, alors qu'il protégeait ses yeux avec ses mains.

« C'est ça dont j'ai le plus besoin... »

Étienne Gladstone était fils unique, on aurait pu croire qu'il était ainsi choyé, gâté par ses parents et cela avait sûrement été le cas au début de sa vie, mais depuis qu'ils étaient arrivé ici, il n'y avait que le travail et sa réussite scolaire qui primaient. Sa mère était bien sûr assez douce, du moins quand elle avait le temps, mais c'était bien tout, on lui avait inculqué de ne jamais faire confiance, de toujours se protéger. Du coup, du haut de ses dix-sept ans, il avait toujours vécu seul, pas d'amis proches, il n'était jamais tombé amoureux, pas même un léger coup de foudre, non. Il n'avait pas le temps pour tout ça, il avait refusé le peu de filles qui s'étaient déclarées parce qu'il n'avait pas le temps, il faisait ça en douceur... Et par ailleurs il n'avait été aussi sensible qu'aujourd'hui, était-ce l'effet des calmants, était-ce sa fatigue avancée ou la peur grandissante de perdre la seule personne qui l'écoutait et lui parlait à découvert ? Sûrement un peu de tout ça mélangé, l'adolescent rassembla ses forces pour rega.r faussement sévère, avant de baisser les bras.


« Si tu pars, je ne te dirai jamais ce qu'ouvre la clé que je t'ai donné et tu te le demanderas toujours, alors tu dois rester... S'il te plaît... »


Il n'avait rien trouvé de mieux, ne voulant pas faire pitié à Ethan, même si c'était sûrement trop tard pour cela, maintenant qu'il avait avoué être terriblement seul...

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Dim 26 Fév - 22:28

Son ami s’excusa. Ethan le regarda donc de biais, assis tranquillement dans le fauteuil à côté de son lit, le seul fauteuil de la pièce d’ailleurs. Le jeune homme se disait mentalement qu’il avait peut-être été un peu trop sévère avec son nouvel ami, mais il ne regrettait pas encore d’avoir agi de la sorte. Non, il n’aimait tout simplement pas aborder le sujet. D’une part c’était embarrassant pour l’ancien rockeur qui disait aimait les hommes – parce qu’il était attiré physiquement par certains – alors qu’il n’avait jamais eu aucune expérience, pas même une d’un soir avec un autre homme. D’autre part, ça lui rappelait inévitablement qu’il n’agissait plus de la même manière avec les filles depuis qu’il avait rompu avec Rosa. Et donc cela lui rappelait la trainée qui portait son nom. Il n’aimait pas penser à elle, ni à tout ce qu’il avait vécu à son contact, car cela avait le don de l’énerver : il s’était fait avoir en beauté.

Ethan ressentit cependant un frisson lui parcourir l’échine en voyant que son ami était prêt à fondre en larmes, cela lui brisait d’autant plus le cœur qu’il en était l’unique coupable. Il l’observa, toujours un peu haineux, repousser la table et son contenu à peine entamé avant d’essuyer ses larmes dans les draps et de se tourner vers lui. L’ancien rockeur restait totalement immobile, son regard d’or analysant le moindre geste de son camarade comme l’aurait fait un robot. Il lui en voulait certes, mais il était encore capable d’écouter ses explications. Ethan fronça cependant les sourcils, tentant de comprendre l’incompréhensible des explications d’Etienne, comme si ce dernier ne savait pas vraiment quoi lui répondre. Il avait toutefois capté le message qu’il était important pour lui, parce qu’il se montrait attentionné à son égard, du moins, c’est ce qu’il cru comprendre.

Il prit cependant peur en voyant son ami se relever sur son lit et le regarder d’un air déterminé, il le voyait presque prêt à descendre du lit pour lui coller une raclée et lui faire comprendre sa façon de penser. Chose totalement illogique pour un alité, mais que voulez-vous, Ethan sentait qu’Etienne voulait aller le voir, alors sa moue s’était légèrement radoucie, d’autant plus quand son ami brandit la chainette qui trônait avec aisance à son poignet. Lui faire confiance ? Mais s’il n’avait pas confiance en lui il aurait déjà reprit le bracelet et serait parti depuis des lustres, il avait vraiment l’impression qu’Etienne avait un problème, mais il comprit bien vite lequel : un cruel manque d’affection. Le même mal qui rongeait Ethan depuis le départ de Rosa. Son cœur lui faisait mal d’observer un tel spectacle, le jeune homme se pinçant la lèvre et ne sachant plus trop quoi faire. Mais alors qu’il s’apprêtait à se relever pour aller consoler son ami, ce dernier lui lança un regard mauvais en rabattant son bras sur le lit. En entendant les paroles d’Etienne, le jeune homme écarquilla les yeux avec stupeur. Il était allé chercher loin là. Du chantage, carrément.

Au bout de quelques secondes, hallucinant encore de ce que venait de lui dire le brun ténébreux, Ethan éclata littéralement de rire. Un rire franc et sincère, ce genre de rire capable de briser la glace, sauf qu’il était parti en plein fou rire tellement la situation l’avait tendu et le dénouement était ironique. Il essuya même une larme de joie avant de se rassoir sur le lit, de façon à être en face d’Etienne quand il lui parlerait. Un large sourire aux lèvres, Ethan amena sa main jusqu’au crâne d’Etienne et lui ébouriffa gentiment sa chevelure d’ébène tout en se calmant.


« T’as pas besoin de chantage pour me faire rester, va. J’t’ai dit que j’restais et peu importe ce que tu me diras, j’pense pas qu’il y ait grand-chose qui risque de me faire partir de sitôt. »

Puis la pseudo racaille reprit possession de sa main et regarda profondément son ami dans les yeux, s’approchant un peu de lui avant de l’enlacer de ses bras musclés. Il le trouvait mignon le petit Gladstone, et peut-être que c’était cela qui avait brisé les barrières qu’Ethan s’était forgé. Néanmoins il ne se risquerait pas à lui dire qu’il était mignon : il parait que cela signifie également un manque de virilité chez les hommes, bien qu’Ethan ne fût pas d’accord avec cette définition. Il le serra fort contre lui, une main se perdant dans sa chevelure et l’autre lui caressant le dos, comme pour l’inciter à se calmer, voire à vider ses dernières larmes sur son épaule. Il saurait encaisser, parce qu’il s’agissait d’Etienne, et qu’il tenait à lui, même s’il ignorait de quelle manière. Ethan alla ensuite caler son visage dans le cou du jeune homme avant de lui murmurer doucement :

« Désolé de t’avoir fait peur, Etienne. Tu sais je tiens à toi, et moi aussi j’ai besoin de cette affection qu’il semble te manquer… »

Si Etienne avait été une fille, le jeune homme à la chevelure rougeoyante lui aurait sans doute déjà embrassé la joue. Mais Etienne n’était pas une fille, et Ethan n’était plus aussi proche des filles depuis 3 ans déjà, alors il ne risquait pas de lui faire la bise. Il attendit cependant quelques temps dans cette position avant de libérer son ami et de lui faire un nouveau sourire, se voulant le plus rassurant possible. Il se tourna ensuite sur le lit de sorte à ce que les deux jeunes gens soient tournés vers le même mur. La racaille du bahut plongea ensuite sa main dans son sac pour en chercher son magnifique trousseau de clés, qu’il trouva sans grande peine. Ceci fait, il s’installa confortablement contre le dossier, légèrement relevé, du lit d’Etienne et chercha après la petite clé qu’il lui avait confiée. Lorsqu’il eut enfin trouvé cette dernière, Ethan eut un sourire de satisfaction avant de tourner son visage vers Etienne, son sourire devenant légèrement provocateur.

« Bien. Maintenant que tu as titillé ma curiosité, dis-moi donc tout ce qu’il y a à savoir sur cette clé. Et je te préviens, la prochaine fois, je voudrais une preuve que tes explications sont vraies… Sinon tu ne sauras jamais ce que représente cette chainette pour moi. »

Ethan joint alors le geste à la parole et sa main libre se dirigea vers la chainette, un de ses doigts passant entre le bijou et la peau d’Etienne pour lui montrer que lui aussi, le chantage il connaissait. S’il voulait jouer à ce jeu, autant dire qu’Etienne avait trouvé un bien rude adversaire.
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Lun 27 Fév - 8:36

Perdre Ethan, de la plus stupide des manières, juste après qu'ils se soient connus, juste en une question, ce n'était pas possible, si cela devait arriver ce serait sûrement le pire échec de l'adolescent, cela voudrait dire qu'il n'est pas fait pour être approché, pour avoir des amis proches, que ses parents avaient raison : des camarades de classe suffisent, l'amitié conduit à la plus cruelle des déception. C'étaient ce qu'ils avaient répondu quand, à quatorze ans, le jeune Gladstone avait été invité à une fête d'anniversaire par un de ses camarades. Évidemment, il avait eu envie d'y aller, en fait, il mourrait d'envie d'y aller car c'était là que tout le monde se retrouverait, seulement voilà, il y avait le restaurant et si à cette époque il ne travaillait pas légalement, il aidait ses parents pour le ménage et la plonge, il devait les aider. Alors il n'était pas allé à la fête et le lundi suivant, quelque chose s'était brisé. Bien sûr, il s'entendait toujours aussi bien avec tout le monde, mais il n'avait pas vécu la même expérience, on ne le regardait pas de la même façon, il avait perdu l'occasion de les connaître mieux...Et la vie continua ainsi. Étienne restait un adolescent très agréable, très amical, mais qui refusait d'inviter des gens chez lui, qui ne sortait jamais et suivait l'exemple de ses parents. Et ses parents eux-mêmes vivaient ainsi à cause de leur expérience aux États-Unis, quand on a vécu une faillite sans personne pour vous épauler, tout le monde s'en allant petit à petit, il y a de quoi arrêter de croire...

Mais Étienne voulait croire, il voulait croire en Ethan, en son bon fond, en sa franchise. Seulement, l'impression de le perdre, le désarroi face au calme de son camarade faisait qu'il ne pouvait se résoudre à rester sans bouger. Il voulait le retenir, usant de la chaînette comme si c'était un pouvoir magique qui le ferait rester, usant du chantage pour l'empêcher de partir. Naïf, puéril aussi. Pourtant ce n'était pas ainsi que se présentait l'adolescent d'habitude, lui toujours plus mature, plus réfléchi... Seulement voilà, lorsque l'on se force à jouer un rôle, à paraître plus fort qu'on ne l'est vraiment, on finit toujours par éclater. Le jeune Gladstone avait donc failli ce matin-là, montrant sa vraie nature, et pour toute réponse, Ethan se mit à rire, encore et encore. Le plus jeune resta immobile, incapable de savoir si c'était bon signe ou mauvais, avant que son aîné ne vienne le rejoindre. Quelques secondes plus tard, il était à nouveau dans ses bras, les yeux fermés profitant de cette étreinte, de cette chaleur, aussi de cette joie retrouvée. Il s'était complètement laissé faire, fatigue aidant, et s'était retrouvé contre le dossier du lit, à regarder Ethan chercher quelque chose, chose qu'il devina être la fameuse clef. Ah, c'était de bonne guerre d'en parler maintenant, même si l'adolescent aurait préféré l'oublier.

Étienne se demanda un instant pourquoi il lui avait donné, pourquoi il avait confié quelque chose de si précieux à Ethan... Puis la raison raison arriva à son esprit, évidemment elle n'était pas si compliquée : il savait qu'il pouvait lui faire confiance quoiqu'il arrive. Le plus jeune, étant doucement repris par la fatigue, fit un léger au jeune homme, alors qu'il utilisait lui aussi le chantage, après tout, il avait raison, ne disait-on pas « œil pour œil, dent pour dent » ? Ethan semblait appliquer ce principe à la lettre...
Le jeune Gladstone bougea la main afin de sortir le doigt d'Ethan et lui attrapa la main, doucement, pour la prendre dans la sienne, croisant leurs doigts.

« Je vais te dire tout ce que je sais, mais je suis fatigué alors j'aimerais que tu me soutiennes le plus possible... »

L'adolescent n'était pas stupide, il se doutait que le plus âgé le laisserait dormir. Seulement, il voulait rester éveillé le plus longtemps possible. Il se mit donc à parler, les yeux fermés, la voix lasse.

« J'ai cette clef depuis des années, depuis que nous sommes arrivés ici. Seule ma mère est au courant, car c'est elle qui me l'a donnée. Cette clef ouvre un coffre en bois qui est caché sous mon lit depuis que nous sommes arrivés dans cette ville, il y a plus de dix ans... Je ne sais pas exactement ce qu'il y a à l'intérieur, mais je l'ai appelée la boîte de la Vérité. Je ne l'ai jamais ouverte ni même touchée, ma mère m'a conseillé de l'ouvrir après mon dix-huitième anniversaire, alors j'attends. Elle m'a dit qu'il y avait quelque chose d'important dedans, quelque chose que je dois savoir, quelque chose sur mon passé et mon avenir. Je ne devais en parler à personne, tu comprends ? Mais c'est toi, tu as la seule clef qui ouvre ce coffre, je n'y tiens pas parce que je n'en connais pas le contenu, mais je veux le garder pour quand sera venu le moment. »

L'adolescent ouvrit lentement les yeux et les posa sur leurs deux mains enlacées, cette image était si belle qu'il décida de l'imprimer dans son cerveau pour ne pas l'oublier.

« C'est comme toi, je ne te connais pas encore vraiment, et pourtant, je tiens à toi, je ferai tout pour rester avec toi, ne pas te perdre, mais je sais que cela ne dépend pas seulement de moi. »

L'adolescent sourit et retira doucement sa main, il ne voulait pas forcer son ami en quoique ce soit alors il ne le retiendrait pas, il lui courrait juste après... Il ferma les yeux à nouveau.

« J'espère que tu viendras chez moi, au restaurant, je pourrais te la montrer cette boîte... Et en attendant, j'aimerais que tu m'expliques pour cette chaînette... »

Et s'il sombrait bientôt dans un court sommeil, cela lui ferait au moins une bonne histoire pour dormir et se reposer auprès de la seule personne en qui il avait confiance après ses parents... S'il avait été plus conscient, il aurait tout de même peut-être pensé que les infirmières reviendraient pour ôter son petit déjeuner et lui proposer de l'aide pour sa toilette, mais à ce moment-là, l'extérieur ne comptait pas vraiment, parce qu'Ethan étai là et lui avait dit qu'il resterait encore...

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Lun 27 Fév - 18:54

Eh oui, sur ce coup Ethan avait tout gagné. Non seulement Etienne savait maintenant de quel bord il était mais il allait aussi enfin savoir ce que cette minuscule clé pouvait bien ouvrir. Trop grand pour un journal intime, trop petite pour une serrure de porte, le jeune homme était intrigué par le petit objet dont il avait obtenu la garde. Et bien qu’il ait tout de même fait des recherches sur cette clé, il n’avait rien trouvé de bien probant. Autant dire qu’il en salivait déjà de savoir ce que cette fameuse clé ouvrait. Ethan sentit alors son voisin ôter son doigt de sa chainette et l’adulte en devenir parut déçu, juste l’espace de quelques secondes, le temps qu’Etienne lui prenne la main et que ses doigts s’entrelacent avec les siens. Ethan esquissa un sourire rassuré, satisfait avant d’entendre l’étrange tirade de son voisin. Il voulait un soutient pour ne pas s’endormir ? Mais n’était-il pas là pour dormir justement ? Pour se refaire une santé de fer ? Ethan soupira et caressa doucement la main d’Etienne à l’aide de son pouce en guise d’approbation.

« D’accord, je ferais mon possible. »

Mais s’il voyait vraiment qu’Etienne ne se sentait plus apte à suivre la conversation, il le laisserait dormir paisiblement, ce n’était pas un requin non plus Ethan, bien au contraire. Intérieurement c’était un vrai nounours, avide de câlins et de tendresse. Cependant, cette facette de sa personnalité, bien peu de gens la connaissaient. Peut-être qu’un jour Etienne ferait partie de ce petit groupe restreint qu’Ethan aimait tant ? Pour l’instant c’était son ami, mais ils ne s’étaient pas encore confié de grands secrets comme s’apprêtait à faire Etienne.

L’ancien rockeur écouta alors l’histoire de cette petite clé, le visage tourné vers Etienne qui avait les yeux clos et la voix légèrement plus faible. Son récit permit tout d’abord à Ethan de noter qu’Etienne était à Eldytown depuis une petite dizaine d’années et que la clé en question lui avait été remise par sa mère, seule personne à part lui – et Ethan désormais – à savoir que celle-ci ouvrait un petit coffre en bois caché sous le lit d’Etienne. Apparemment le contenu de ce coffre semblait important et sérieux car sa mère lui avait conseillé de ne l’ouvrir qu’après ses 18 ans. Ethan se fit intérieurement la remarque qu’Etienne ne devait pas être très curieux pour ne pas avoir jeté un coup d’œil depuis le temps ! A moins qu’il ne redoutait intérieurement de découvrir ce qu’il se cachait dans ce coffre et qui semblait si important pour ses parents ? Ethan n’en avait aucune idée, mais il avait assez de respect pour Etienne pour ne pas lui poser la question, du moins pas maintenant, pas alors qu’il était alité à l’hôpital. Il se demanda cependant bien qu’est-ce qui pouvait concerner son passé et son avenir à la fois ? Enfin, ça aussi c’était une question à poser plus tard.

Etienne s’interrompit avant de reprendre en repartant sur sa personne, ce qu’il ressentait pour lui. A la fois surprit et heureux de ce qu’il entendait, Ethan rougit doucement en regardant leurs deux mains l’une face à l’autre. Il se sentait comme obligé de répondre à de tels éloges, bien qu’il en soit un peu gêné.


« C’est vrai. Mais je ressens un peu la même chose. Je ne veux pas te perdre, j’ai facilement peur pour toi et je veux rester à tes côtés alors que je te connais à peine… »

Il rendit ensuite son sourire à Etienne avant que leurs mains ne se séparent, chose qu’Ethan n’apprécia pas énormément intérieurement mais il n’en fit pas la remarque. Etienne semblait de plus en plus fatigué, mais il tenait toutefois à écouter l’histoire de la chainette qu’Ethan lui avait confiée, et ce dernier comprenait bien cela. Après tout il avait bien eu droit de savoir ce qu’ouvrait la clé d’Etienne, il lui devait bien ça. Fermant doucement les yeux, il se pencha près de l’oreille d’Etienne pour ne pas parler trop fort et le perturber dans son demi-sommeil.

« L’histoire de cette chainette n’est pas aussi palpitante que celle de ta clé, mais elle reste importante pour moi. » Commença-t-il doucement avant de continuer sur sa lancée, d’une voix légèrement mystérieuse « Mon père m’a dit que cette chainette appartenait à ma mère et qu’elle voulait absolument me la donner à ma naissance. Tu sais, ma mère se croyait infertile, et les médecins suivaient sont avis à près de 75% selon ses tests, alors avoir un enfant était un cadeau inestimable pour elle. Pour cela elle m’offrit cette petite chaine, sans savoir que quelques années plus tard elle donnerait naissance à ma sœur. Et puis cette chainette est d’autant plus importante pour moi que mes parents sont souvent absents à cause de leur travail, je ne les vois quasiment jamais… »

Ethan marqua une pause en observant tendrement la chainette. Il n’imaginait pas à quel point il pouvait se fourvoyer sur cette chaine d’argent. Cette chaine appartenait en effet à sa mère par le passé, mais sa mère biologique, et non celle qu’il s’imaginait. Il ne savait même pas qu’il avait été adopté, seuls sa sœur Ailee et ses parents adoptifs étaient au courant. Alors cette affection concernant cette petite chaine aurait peut-être été différente si le jeune homme avait su la vérité sur sa naissance.

Le jeune homme reporta alors son regard sur son voisin qui semblait à deux doigts de tomber amoureux de Morphée. Souriant tendrement à ce doux visage presque endormi, il s’approcha plus encore de l’oreille de son ami pour lui murmurer doucement :


« Repose-toi un peu avant que les infirmières ne reviennent. Je resterais près de toi, ne t’en fais pas. »

Ainsi, le jeune homme caressa la main qui portait sa chainette, attendri de voir son ami se reposer enfin, se disant qu’il avait vraiment dû trop repousser ses limites pour atterrir à l’hôpital et pour plus d’un week end qui plus est. Il tiendrait donc le rôle qu’il s’était auto-attribué : l’ange gardien d’Etienne Gladstone.
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Jeu 1 Mar - 20:23

Le jeune homme hospitalisé pour une trop grosse fatigue ne l'était pas pour rien, à vrai die, cette fatigue accumulée avait baissé ses défenses immunitaires, le rendant pus faible, jusqu'à devenir incapable de rester debout, les émotions données par la venue de ses parents, et maintenant la peur de perdre la seule personne qu'il pouvait considérer comme étant son ami, tout cela faisait que le jeune n'avait pas récupéré, même après ces heures de repos. Il restait bien faible, observant Ethan avec son petit sourire désolé en lui donnant des explications un peu tordues. Heureusement, le jeune homme ne lui en avait pas voulu, ou du moins, il ne le montrait pas. Et puisqu'Étienne lui avait rappelé la présence de sa clef, il avait demandé qu'il lui en raconte l'histoire. Alors, le jeune homme avait commencé à la lui raconter, lui prenant doucement la main, se sentant plus serein à ce moment-là. L'adolescent se sentait faiblir, mais il voulait maintenant raconter ce secret, il voulait garder cette particularité qu'avait Ethan à ses yeux, il voulait qu'il reste avec lui, grâce au secret et à ce moment, cette peur qu'il avait de se confier habituellement disparut. L'adolescent se dévoila alors, lui et son histoire. Pendant toutes ces années, il avait mis de côté cette histoire et ce coffre, ayant trop peur de ce qu'elle renfermait, imaginant le pire, imaginant que cela scellerait son futur pour toujours, imaginant que ses parents devaient avoir un lourd secret. Oui, il avait longtemps fantasmé, puis oublié ce qu'il avait caché sous son lit. La boîte n'était plus si importante, sauf maintenant, où elle reprenait une place énorme dans son cœur. Une place qu'elle n'aurait sûrement pas dû quitter.

Finalement, son récit terminé, le plus jeune avait commencé à parler à son camarade encore plus directement, lui disant ce qu'il pensait de lui, sans oser imaginer ce qui allait suivre : Ethan lui dit que c'était pareil pour lui. Un sentiment de soulagement se diffusa en lui, il se sentait mieux maintenant qu'il savait que son camarade pensait comme lui... Il se sentait aussi plus fort sûrement, car il savait qu'il n'était plus seul. Un doux sourire s'agrandit sur ses lèvres avant qu'il ne demande de lui raconter l'histoire de la chaînette qu'il avait toujours autour du poignet, grâce à lui. L'adolescent tentait de rester éveillé mais en fait, il était réellement en train de s'endormir, il écoutait néanmoins son camarade avec attention. Ainsi était son histoire, Ethan était un miracle que ses parents avaient voulu remercier.

« C'est une belle histoire... »

L'adolescent sombrait de plus en plus, il entendit la voix de son ami, lui disant de se reposer et de ne pas s'en faire, c'est ce qui lui permis de s'endormir finalement. Il avait été bercé par sa douce voix près de son oreille, il avait fini par se laisser complètement aller, avec un petit sourire aux lèvres, avant de sombrer dans l'inconscience, et perdre ce petit sourire, son corps totalement relâché.
______________________________

Et tout à coup, les secondes, les minutes défilèrent pour le jeune Gladstone, et quand le garçon ouvrit les yeux, le soleil semblait beaucoup plus haut dans le ciel, la lumière plus diffuse. Il eut un petit gémissement, souffrant d'un léger mal de tête. Le réveil était difficile, même si Étienne sentait qu'il avait bien dormi. Puis, un sursaut, il chercha à droite, à gauche, personne, le plateau avait été débarrassé et était retourné à sa place initiale. Un rêve, tout simplement.. L'air un peu triste, l'adolescent soupira et se releva dans le lit en étirant doucement ses bras. Puis il sortit du lit, attirant le porte-perfusion à lui. Il alla ainsi jusqu'aux toilettes, avançant lentement, agrippant le porte perfusion pour s'aider, il avait soif et de désaltéra au robinet, prenant soin de ne pas mouiller la perfusion et... Et le bracelet d'Ethan ? Un nouveau frisson lui parcourra l'échine, si la chaînette était autour de son poignet, si ce souvenir était réel, alors, le reste...

Étienne sortit des toilettes et regarda dans la chambre à nouveau, voyant alors le jeune homme sur son lit. Son coeur fit un bond dans sa poitrine et il s'approcha de lui avec un sourire, avançant lentement, avant de s'arrêter devant le lit.

« C'était donc vrai, tu étais là... Tu es là, Ethan... »

Le jeune Gladstone resta là à le regarder, un petit sourire sur le visage, avant de s'approcher encore et de finalement venir près de lui, prenant son visage entre ses mains, il caressa doucement les joues de son camarade, le regardant dans les yeux, le cœur battant, avant de le pousser légèrement contre le lit. La perfusion avait disparu, Étienne était libre de ses mains, il les posa de chaque côté de son camarade, avant de s'approcher doucement de lui et de l'embrasser.

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C'est là qu'il se réveilla, vraiment, pour sortir de ce rêve, un sursaut, de la fièvre aussi. L'adolescent posa une main sur son cœur. Se demandant ce que voulait dire ce rêve. Les joues rouges, il se recoucha sans regarder autour de lui, avant de voir que le plateau avait disparu, il ne bougea pas, portant une main à ses lèvres. Il ne savait pas quoi faire à présent, ce rêve, c'était sûrement le plus ait fait depuis des années, mais dans le même temps... Non, comme tous ses autres rêves, il finirait par l'oublier et ce serait sûrement la meilleure des choses à faire.
Il resta ainsi dans le lit, le dos tourné à Ethan sans qu'il ne s'en rende compte. Il gardait sa main sur sa bouche, toujours un peu choqué lorsqu'il réalisa.


« Mon premier baiser... »

Il l'avait dit à voix haute, sans se rendre compte que l'on pourrait l'entendre, il ne pensait même pas à la présence d'Ethan dans la chambre, jusqu'à ce qu'il réagisse enfin... Il se releva et se tourna, dans le lit, manquant d'arracher sa perfusion, croisant le regard du jeune homme, il l'observa avec un air surpris, sans le vouloir, avant d'avoir un nouveau sourire collé au visage, sa voix douce s'élevant dans la pièce.

« Tu es resté, merci. Il n'y a pas eu trop de problèmes ? »

Oui, les infirmières avaient dû revenir pour reprendre le petit déjeuner, au minimum et l'adolescent avait peur que son ami soit chassé, mais heureusement il n'en était rien, il était toujours là.

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Ven 2 Mar - 19:17

Le jeune rockeur sourit doucement lorsqu’il entendit son camarade lui dire que l’histoire de la chainette qu’il lui avait confiée était belle. Ce n’était pas faux. Ses parents l’avaient si longtemps désiré qu’Ethan ne pouvait qu’être fier d’être né. Cependant, le temps passant, ses parents ne passaient plus autant de temps avec lui. D’abord il y eut la naissance de sa petite sœur, Ailee avec qui ses parents passèrent beaucoup de temps à cause de sa naissance prématurée et de ses problèmes de santé. Mais finalement, ils ne se préoccupaient plus que de leur carrière désormais, s’intéressant à peine à la vie que le jeune homme menait. Ils n’étaient même pas présents lorsqu’il fit un stage d’un mois à l’hôpital psychiatrique alors qu’il avait manqué de tuer sa garce de petite amie à coup de guitare. Il ne les idéalisait plus comme avant. Ethan vivait au jour le jour, comme un chat qui doit lutter pour sa propre survie. Que ce soit au lycée, au travail, et même dans ces quelques relations sociales. Le jeune homme était perdu et manquait cruellement d’affection, d’où son côté très tactile, qui ne plait pas forcément à tout le monde.

Voyant son ami s’endormir et perdre son petit sourire, le jeune homme se mit à son tour à sourire, trouvant Etienne si mignon et innocent lorsqu’il était endormi. Il attendit donc plusieurs minutes avant d’ôter quelques mèches de chevelure brune du front de son ami avant d’aller y déposer un baiser. Mais à trop le contempler, il savait qu’il serait tenté de lui arracher un baiser. Ethan prit donc la sage décision de s’éloigner de son camarade. Il en profita pour faire un tour du côté de la petite salle de bain d’Etienne et se rinça le visage, comme s’il cherchait à se purifier de toute pensée déplacée. Etienne était son ami, et au vu de sa réaction de tout à l’heure, il ne semblait pas prêt à devenir un jour plus que ça avec lui, bien qu’ils se fussent mutuellement accordé confiance.

Soupirant Ethan repartit dans la chambre, constatant que son ami était plutôt parti pour une longue sieste que brève. Entendant des pas résonner dans le couloir, il attrapa son sac et se jeta sous le lit d’Etienne avant de se terrer dans sa petite cachette, respirant très doucement en serrant fort son sac contre lui. Les infirmières toquèrent à la porte mais en voyant que leur patient ne répondait pas, elles pénétrèrent dans la chambre et constatèrent avec soulagement que le jeune homme était juste plongé dans un profond sommeil. Ethan ne bougeait pas un muscle mais écoutait avec la plus grande attention les discussions des infirmières. Elles avaient bien remarqué que le jeune homme n’avait pas beaucoup déjeuné – la grande faute à celui qui se cachait sous le lit et s’en voulut un peu, s’inquiétant pour la santé de son ami – mais que ses constantes semblaient bonnes, bien qu’un peu faibles. Elles se dirent entre elles que s’il n’était pas lavé au moment de lui amener son déjeuner, l’une d’entre elles l’aiderait à faire sa toilette. Elles retirèrent alors le repas du plateau, désinfectèrent celui-ci et le rangèrent à côté d’un petit bureau à ce que put voir et entendre le jeune homme à la chevelure de braise depuis son poste d’observation.

Lorsque les pipelettes désertèrent enfin la place, Ethan sortit tant bien que mal de sa cachette et s’épousseta à nouveau en se retournant vers son jeune ami, un sourire aux lèvres. Il se disait qu’il avait décidemment le sommeil lourd, ou un grand manque de repos, bien que cette dernière option ne le rassure pas trop. Se disant qu’il était tranquille pour un petit moment, le jeune homme s’installa confortablement dans le siège et commença à envoyer de nombreux messages à sa meilleure amie, lui expliquant brièvement la situation avant de lui demander si elle ne pourrait pas l’aider plus tard pour réviser une interrogation. Il était sûr que cette dernière ne lui refuserait pas ça. Elle le connaissait par cœur et savait pertinemment qu’Ethan ne séchait pas les cours sans raison. Et là, autant vous dire qu’il avait une putain de bonne raison. Déjà qu’il n’avait pas beaucoup d’amis mais si l’un d’entre eux était à l’hôpital, il était certain que Merry comprendrait son inquiétude et son absence. Et qu’elle soit en cours à la fac ne le dérangeait pas, car après tout, les cours sont bien moins strictes là-bas qu’au lycée, d’où le fait que l’usage du portable n’était pas prohibé. SMS échangés ici ~

Une bonne heure fut donc passée par Ethan à discuter avec son amie et à chatter sur Lovecommunication.com quand le sursaut d’Etienne le fit sursauter à son tour. Le jeune homme semblait en sueur et n’avait pas très bonne mine, les joues rouges comme il ne l’avait encore jamais vu. Inquiet, Ethan s’apprêtait à se lever pour aller le voir quand il l’entendit prononcer « Mon premier baiser… » Avec un air surprit. Cela scotcha le jeune homme à la chevelure flamboyante qui commença à se poser mille et une questions comme qui lui a prit son premier baiser ? Etait-ce un souvenir ou un cauchemar ? Avait-il été forcé ? Cependant, en voyant son ami toujours un peu perdu, il s’avança vers lui jusqu’à ce qu’il le remarque, tout d’abord surprit, puis souriant. Des problèmes ? C’est lui qui en avait un oui. Ethan observa son ami quelques secondes, un sourcil arqué avec une mine perplexe sur le visage avant de s’assoir à ses côtés et de reprendre sa bonne humeur du départ.


« Aucun très cher. Les infirmières sont venues reprendre ton plateau c’est tout. Ah et si elles voient que tu n’es pas lavé à midi en t’apportant ton repas, l’une d’entre elle t’aidera pour faire ta toilette. »

Il lui sourit doucement avant de repenser à l’heure qu’indiquais son portable : onze heures à peines passées. Son camarade avait donc encore de se laver avant que les vieilles – eh oui, elles sont pas toutes jeunes et fraiches les infirmières dans la vraie vie – ne vienne s’en charger. Il était même prêt à aider Etienne à se laver d’ailleurs si c’était ce qu’il désirait, plutôt qu’une des vieilles s’en charge. Après tout ça n’était certainement pas lui que cela dérangerait !

Reportant son attention sur son camarade, Ethan perdit son sourire en même temps que ses pensées défilèrent à toute allure. Son cœur se mit à s’accélérer. Le jeune homme s’inquiétait des premiers mots qu’avaient prononcés Etienne à son réveil. Mais il était surtout curieux, il voulait en savoir le maximum sur lui, tout ce qu’il était possible de savoir. Son regard d’or se plongea alors dans celui du plus jeune, en quête de réponses claires et précises. Le plus âgé rougit doucement en se demandant comment il formulerait sa question avant de passer à l’action. De toute manière, il n’était pas habitué à tourner autour du pot, alors autant mettre les pieds dans le plat, pas vrai ?


« Dis-moi Etienne… Si ce n’est pas trop indiscret, qui t’as donné ton premier baiser ?... Je sais que ça me regarde pas mais comme t’as prononcé cette phrase à ton réveil et que t’avait pas l’air d’aller si bien que ça, je me demandais un peu ce qui avait pu se passer… »

Conscient qu’il risquait de passer pour un total abruti aux yeux de son camarade, il détourna un peu son regard de celui d’Etienne, son cœur redoutant beaucoup la réponse que ce dernier lui donnerait, quelle qu’elle soit.


Dernière édition par Ethan Farwell le Mar 6 Mar - 21:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Dim 4 Mar - 14:00

Son sommeil n'avait était que trop court, il avait eu un des rêves les plus doux qu'il n'ait eu jusque là, mais c'était aussi le plus dérangeant. Et pourtant, ce n'était pas vraiment son premier rêve à caractère érotique... Il faut dire qu'à cet âge-là, les hormones travaillent pas mal, mais il n'avait jamais clairement rêvé de quelqu'un en particulier, c'étaient toujours des corps, des formes comme des ectoplasmes, il n'y avait jamais eu de garçon, à son souvenir, jamais quelqu'un qu'il connaissait surtout, et encore moins quelqu'un se trouvant près de lui, quelqu'un qu'il pouvait voir seulement en se retournant.
Fébrile, l'adolescent avait porté une main à ses lèvres, espérant peut-être retrouver cette saveur et cette douceur qu'il n'aurait peut-être pas dû quitter si vite. La chaleur s'était transformée en froideur, des sueurs froides qu'il avait alors. La peur qui l'entourait maintenant était plus forte que le reste, du genre à lui faire oublier qu'il était en compagnie de son camarade. Seulement voilà, Etienne n'avait encore jamais embrassé ni était embrassé... Il n'avait jamais entretenu d'histoire, il n'avait jamais cherché à en avoir, il s'était toujours défendu d'approcher qui que ce soit. Et maintenant ça. De quoi paralyser le jeune innocent pour un moment, du moins s'il n'avait pas réagi à la présence d'Ethan, non loin de lui.

Maintenant, il devait user d'une façade pour ne rien montrer, pour être l'adolescent qui s'était endormi quelques temps plus tôt, avec un sourire sur le visage et qui était parfaitement insouciant. Son camarade avait un air perplexe, l'avait-il entendu ? Non, il espérait que non. Heureusement, il revint vite à un état normal, s'asseyant sur le lit près de lui. Étienne essayait d'être le plus naturel possible, il ne pouvait pas s'empêche d'y penser. Il l'écouta alors, grimaçant. Il n'avait pas franchement envie d'être traité comme un bébé, surtout que ces infirmières avaient tendance à agir vraiment de la sorte. Il devrait donc sûrement se bouger s'il ne voulait pas avoir à nouveau honte, surtout que plus les infirmières restaient dans la chambre, plus Ethan risquait de se faire remarquer. L'adolescent bascula la tête à gauche puis à droite, il lui faudrait un peu de temps pour se réveiller totalement, même s'il se savait pas si faible que ça, le plus embêtant était cette perfusion, enfin, la veille ils lui avaient dit qu'ils lui enlèveraient ce jour même, sûrement dans l'après-midi, donc il pouvait se réjouir, il aurait peut-être même droit de sortir dans la soirée, s'il montrait qu'il était en meilleure forme, et a priori le fait de faire sa toilette faisait partie de ces choses à faire.

Il s'étira légèrement, étendant ses jambes au fond du lit, se redressant bien, mettant son oreiller contre le dossier pour que la position soit plus agréable. Il était donc décidé à se lever lorsque le jeune homme l'interrompit dans son élan pour lui demander qui lui avait donné son premier baiser. L'adolescent se retourna vers le plus âgé, le regardant avec des grands yeux surpris, livide. Qu'avait-il entendu ? Qu'avait-il vu ? Les battements de son cœur s'accélèrent, mais il devait faire face, il ne pouvait décemment pas lui raconter ce rêve. Alors il se leva, se laissant tomber du lit agrippant le porte-perfusion, remarquant que le tensiomètre ne fonctionnait plus. Il était dans un pyjama bleu clair que ses parents lui avaient apporté, tenant son porte-perfusion, quand il s'exprima avec une voix un peu honteuse.

« Je n'ai jamais eu de baiser, c'était un rêve, c'est pour ça. »

Cela n'expliquait pas vraiment son désarroi et il le savait, mais comment en dire plus à son camarade ? Il ne voulait pas paraître totalement dépassé, il ne voulait pas non plus lui dire ce qui s'était passé, ni même avec qui car la vérité finirait sûrement par sortir de sa bouche. Il fit un petit sourire à son interlocuteur pour le rassurer et dans le même temps il resserra sa prise sur le porte perfusion.

« Je vais me laver, je n'ai pas franchement envie qu'elles me touchent encore. » avait-il dit d'une voix un peu plus joyeuse, malgré son air désolé.

C'est sûr que là on était loin du fantasme de l'infirmière. L'adolescent regarda un instant le jeune homme, il était sur le lit, et lui devant, s'il s'approchait, s'il montait sur le lit... Non, Étienne secoua la tête avant d'aller vers la salle de bain qu'il se résolut à ne pas verrouiller, il aurait été bien dans le cas où il avait eu un problème, autrement...
Il pensa à toutes les choses les plus affreuses qui pouvaient exister dans le monde, la famine, les maladies, la pustule sur le nez de la femme de l'épicier. Tout ça alors qu'il baissait la tête, respirant fortement, oublier ce rêve, ne plus y penser. Il devait se laver avant tout, alors il se retira le haut de son pyjama avant de le pendre au porte-perfusion, comme c'était le seul moyen de le tenir loin de son corps. Il prit le savon et le gant à disposition et allumant l'eau, commença à se laver, tout naturellement, ou presque. C'était affreux cette vulnérabilité qu'il avait à présent en pensant à ce rêve idiot. Pourquoi il irait embrasser Ethan ? Ce n'était pas le genre de choses qu'il ferait, sinon il aurait déjà eu plusieurs conquêtes. Non, ce n'était pas lui ça, Étienne était plutôt du genre à être canonisé au siècle prochain pour avoir été la pureté même, du moins, c'était ce que ses parents voulaient, mais lui ? Rha, c'était d'une douche qu'il avait besoin, pas de ces stupides ablutions. Alors il ferma les robinets et se déshabilla intégralement. Il retira la perfusion de son support pour faire passer son haut de pyjama et l'enlever pour le jeter plus loin, remettant la perfusion sur son support, il poussa le tout le plus loin possible des jets de la douche et les activa, s'asseyant sur la chaise en plastique qui devait sûrement être là pour les personnes à lourd handicap, mais qu'il était content de l'utiliser.


« Qu'est-ce qui m'arrive ? » soupira-t-il, la tête entre les mains, bercé par le rythme de l'eau chaude qui tombait sur son corps.

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Mar 6 Mar - 10:02

La réaction de son ami fut sans appel : la surprise incarnée. Durant quelques secondes, les deux jeunes hommes se dévisagèrent jusqu’à ce que son camarade commence à se lever, s’aidant de son porte-perfusion comme d’une canne. Ethan, toujours inquiet pour sa santé, le regardait marcher avec une grande attention, vérifiant qu’il ne s’affaisserait pas sur lui-même auquel cas l’ancien rockeur l’aurait rattrapé de justesse. Cependant il n’oublia pas sa question et regardait son ami avec un regard suspicieux : pourquoi prenait-il tant de temps à répondre à une simple petite question comme celle-ci ? D’accord d’ordinaire pour la plupart des mecs le premier baiser ne les marque pas vraiment selon ce qu’Ethan avait pu entendre dans les couloirs du bahut, ces derniers préférant de loin retenir en tête leurs exploits et autres défis entre potes. Mais il pouvait quand même lui accorder la décence de lui dire cela, non ?

Ah okay. Jamais, ça expliquait déjà une partie du mystère, mais y’avait tout de même pas de quoi en faire un fromage ou en avoir honte. Enfin, pour Ethan son premier baiser s’était passé avec une femme qu’il avait profondément aimé et qui l’avait ensuite trahi. Il aurait donc préféré largement oublier cette partie de sa vie. Néanmoins l’attitude de son voisin le préoccupait un tantinet, on aurait dit qu’il évitait à tout pris le sujet, comme s’il avait quelque chose à cacher. Un rêve… Peut-être avait-il embrassé quelqu’un qu’il connaissait dans ce rêve ? En ce cas pourquoi le cacher à Ethan ? D’accord ils ne se connaissaient pas depuis bien longtemps mais leurs échanges d’objets précieux prouvait bien qu’ils se faisaient mutuellement confiance, non ? Ethan sentait que son ami avait encore beaucoup de choses à lui dire, pourquoi lui cacher une partie de la vérité ? C’était suspect. Mais alors qu’il s’apprêtait à continuer, Etienne lui sourit en lui disant qu’il allait se laver. Ethan lui retourna un sourire franc, toujours assis sur le lit avant de lui dire :


« Ca j’peux te comprendre, c’est pas des canons les infirmières ici ! » Lui avait-il répondu avant de mimer un visage dégoûté.

Puis il laissa son ami se diriger jusqu’à la salle de bain avant de pousser un profond soupire, s’allongeant sur le lit à la place qu’il avait occupé précédemment. Il observait le plafond, l’air perdu, à la recherche de réponses. Pourquoi son ami avait-il secoué violemment la tête en le regardant dans les yeux ? Avait-il quelque chose à voir avec son rêve ? Ethan plissa les sourcils, s’imaginant difficilement dans un rêve ou Etienne embrassait quelqu’un, et encore moins à la place de celui qui l’aurait embrassé. Alors quoi ? Ethan poussa un profond soupire alors qu’il entendait l’eau du lavabo s’éteindre. Quoi déjà fini ? C’était un rapide. Mais non, bientôt ce fut au tour des jets de la douche de s’allumer. Mais qu’est-ce qu’il trafiquait là-dedans ? Il savait pas ce qu’il voulait apparemment.

Pourtant le jeune homme à la chevelure flamboyante n’arrivait pas à s’empêcher de penser qu’Etienne lui cachait encore quelque chose, même si cela était insignifiant. Pourquoi avait-il ce désir de lui faire cracher le morceau à ce point ? Le jeune homme à la chevelure flamboyante s’assit sur le lit et croisa les bras, réfléchissant le plus sincèrement possible à toutes les possibilités, allant chercher très loin même. Mais pourquoi diable voulait-il absolument tout savoir sur ce qu’Etienne avait vécu dans ce rêve ? Bon dieu il était pas sa femme ou son amant aux dernières nouvelles ! Pourtant c’était plus fort que lui : cette curiosité lui rongeait littéralement les sangs. De longues minutes s’égrainèrent ainsi, et quand le jeune homme aux yeux d’or comprit qu’il n’aurait jamais la réponse s’il ne la demandait pas à son ami, il se résolut à se diriger à son tour vers la salle de bain.

Il savait bien que cette dernière n’était pas verrouillée et qu’il aurait pu s’y introduire sans problème pourtant il ne voulut pas embarrasser son ami, après tout ce dernier était au courant maintenant qu’Ethan était aussi attiré par les hommes, il lui avait lui-même avoué quelques heures plus tôt. Le jeune homme rougit d’ailleurs en s’imaginant son ami nu sous la douche, son corps ruisselant de l’eau qui s’égouttait sur lui. Secouant violemment la tête, Ethan se résolut à frapper à la porte quelques secondes plus tard, toujours aussi gêné par la vision qui avait eu de son ami avant de l’appeler :


« Etienne ! »

Il attendit quelques secondes, le temps que son ami puisse éteindre les robinets à l’intérieur le temps d’écouter ce qu’il avait à lui dire. De toute manière ça faisait déjà un moment que le jeune Gladstone était sous la douche, il devait déjà être propre comme un sou neuf à l’heure qu’il était. Ethan s’appuya alors contre le mur voisin à la porte de la salle de bain, les yeux clos, comme s’il s’attendait à voir son ami sortir nu comme un vers de la petite salle. Reprenant une profonde inspiration pour se donner du courage, le jeune homme finit par confier ce qu’il avait sur le cœur à celui qui se trouvait toujours à l’intérieur.

« Excuse-moi d’insister mais… Je trouve que tu agis bizarrement. Il s’est passé quoi dans ton rêve ? On t’a forcé à embrasser quelqu’un ? Est-ce que ça s’est aussi passé dans la réalité ? Parce que si c’est le cas, sache que je suis prêt à te défendre, hein ! » Commença-t-il d’une voix gênée mais déterminée avant de continuer, plus doucement « Tu sais, je veux pas te forcer à dire quoi que ce soit mais… Ca me turlupine cette histoire… »

Il se sentait tellement petit et fragile, lui le grand caïd du lycée, à attendre une réponse dans cette position. Il se sentait minable, tout simplement, à vouloir forcé son cadet à lui dire quelque chose qu’il ne voulait sans doute pas lui confier… Mais c’était plus fort que lui, plus fort que de raison…
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Mar 6 Mar - 12:19

L'adolescent laissait l'eau couler sur son corps sans réagir, lui qui avait toujours des pensées écologiques, bonnes pour la nature, se fichait éperdument de vider le contenu des ballons d'eau chaude de l'établissement. Il se laissait aller, perdu dans ses pensées, toujours perdu... Jusqu'à ce que l'on frappe à la porte, avant d'entendre son prénom appelé par Ethan. L'adolescent se leva d'un coup, attrapant les robinets pour les fermer, s'emmêlant presque avec sa perfusion. Il ne savait pas quoi faire, il ne savait pas de qui il s'agissait, est-ce qu'il partait ? Étienne y pensait encore, à cette douloureuse possibilité. Il frissonna un instant, pourquoi ne pouvait-il pas s'empêcher de le revoir tel qu'il l'avait vu en rêve, l'idéalisant tout à coup ? Avec tout ça, l'idiot ne s'était même pas lavé correctement... Il profita donc du blanc laissé par son camarade pour attraper un gel douche, en versant un peu du contenu dans sa main. Entendant alors Ethan lui parler à nouveau.
Cela n'aida pas l'adolescent, frissonnant légèrement en l'écoutant. Que faire ? Il ne pourrait pas lui dire ce qu'il avait vu, ce qu'il avait fait... Etienne ferma les yeux et se passa rapidement le gel surtout le corps, avant d'attraper le shampooing à l'aveuglette et de s'en mettre dans les cheveux, avant de frotter vigoureusement. Il faisait celui qui n'avait pas entendu, mais cette situation ne pourrait pas durer très longtemps, il voyait bien que son camarade le pousserait jusqu'à savoir.
Il frissonna un instant, avant de rallumer la douche, laissant toute la mousse tomber à ses pieds. L'excitation qu'il avait pu avoir lors de son rêve était partie, il avait plus peur d'autre chose il fallait dire, à n'avoir jamais réfléchi à avoir une relation, à ne jamais l'avoir imaginé... Et pourtant, il avait déjà entendu ses camarades se vanter, de leurs conquêtes, même de leurs nuits passées dans le lit d'une fille... C'était souvent à ce moment-là que l'adolescent s'éclipsait, fuyant les débats, fuyant les explications. Il ne voulait pas avoir d'étiquette à ce sujet, il était un simple célibataire qui se cachait dans le travail et ses activités de geek, d'éternel adolescent peu attaché aux relations. Et maintenant il regrettait de ne pas avoir eu d'expérience, cela lui aurait au moins permis de faire le point, d'être comme Ethan en fait... Il se souvint de la question qu'il lui avait posé, son camarade avait su répondre qu'il aimait les hommes, alors que lui n'était sûr de rien... Il aurait aimé avoir cette expérience, souffrir en amour, savoir ce qu'est l'amour, voire même l'Amour. Au moins cela l'aurait sûrement aidé.

Il fallait faire face... L'adolescent ferma à nouveau les robinets et sortit de la douche, passant une main sur ses cheveux, les plaquant en arrière pour ne pas avoir les mèches dans les yeux. Il agrippa une serviette qu'il se passa sur le visage puis dans les cheveux, avant de la laisser là, obstruant légèrement sa vue. Il en prit une deuxième pour la poser autour de sa taille, avant de se regarder dans le miroir. La condensation avait fait que le miroir était plein de buée, il ne pouvait qu'à peine deviner sa silhouette, il attrapa le porte perfusion, soupirant un instant avant d'ouvrir la porte et de sortir doucement. L'adolescent alla verrouiller la porte de sa chambre, avant de retourner dans la salle de bain, sans oser regarder son camarade, visant juste sa main pour la prendre dans la sienne et l'attirer dans la salle de bain. Il lâcha cette main et se remit face au miroir, retirant un peu de buée de sa main.


« Ethan... »

Comment lui dire, devait-il lui dire ? Étienne s'imaginait déjà mentir, lui dire n'importe quoi, un mensonge assez gros, sur un rêve assez étrange pour qu'il passe, pour que l'on comprenne qu'il n'ait pas voulu en parler. Il se voyait déjà lui dire qu'il avait rêvé qu'il embrassait sa mère, ou un animal, un truc affreux.


« Je... »

Non, c'était vraiment trop débile, il n'avait pas de complexe d'œdipe et n'était pas zoophile bon sang ! L'adolescent soupira devant sa bêtise, devant le ridicule de la situation. Il avait besoin de soutien maintenant mais il n'avait personne à invoquer, il n'y avait là que Ethan pour le soutenir, sauf qu'il était aussi un de ses problèmes maintenant... Un problème, vraiment ? Le jeune Gladstone n'était pas sûr que ce soit vrai, il n'était pas sûr que son nouvel ami était une personne en trop dans sa vie, mais il lui faudrait d'abord comprendre...

« Ce rêve c'était... »

Il n'arrivait pas à sortir la vérité, il en avait peur aussi, sûrement. Il se tourna finalement vers son camarade, plus grand que lui, c'était vraiment maintenant qu'il le remarquait, qu'il devait lever la tête pour regarder Ethan dans les yeux. Renforçant alors sa timidité... Il décida néanmoins de faire face, s'il était bientôt adulte, il devait prendre des décisions d'adulte et se montrer mature.

« Personne ne m'a forcé, et ne t'en fais pas pour moi, je sais me défendre... »

L'adolescent retira la serviette qu'il avait laissé sur sa tête pour se la mettre autour du cou, regagnant un peu de contenance.

« Je n'ai jamais eu de relations avec qui que ce soit, je ne sais pas où me placer... Mais... J'ai rêvé de toi, j'ai rêvé que je t'embrassais Ethan, et c'était un des rêves les plus agréables que j'ai jamais fait. »

Il disait vrai, celui qui se sentait tellement petit, regardant son aîné dans les yeux, sans faillir, se soutenant du porte perfusion. Il ne disait d'ailleurs que la vérité, sans y donner de conclusion abrupte. Peut-être avait-il peur de ce que cela voulait dire, peut-être aussi qu'il pensait trop à ses parents et devrait commencer à envisager sa vie sous un autre angle. Dans tous les cas, il était fier d'avoir réussi à assumer, pas question de paraître ridicule face à Ethan. Et si maintenant le jeune homme partait, le plus jeune saurait qu'il avait fait fausse route... On dit souvent qu'il vaut mieux garder certaines choses pour soi, mais quand la confiance est là... Jusqu'où peut-elle aller ? À quel moment devait-elle s'arrêter ? Etienne allait peut-être le découvrir...

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Mar 6 Mar - 23:17

Perdu. Ethan ne savait que penser de ses propres paroles, il ne savait pas non plus comment interpréter le comportement de son nouvel ami. Après tout, lui des amis, il en avait très peu. Et dans le très peu qu’il lui restait, elles étaient exclusivement féminines ou presque. Alors avoir un ami garçon maintenant, après ce qu’il avait vécu, c’était presque un miracle pour lui. Il ne savait donc pas vraiment comment interpréter les gestes d’Etienne, ses paroles, ses attentions… Et dans ces moments-là, le jeune rockeur se sentait franchement démuni, faible et fragile. A savoir tout l’inverse de l’image qu’il tentait de donner de lui. Il n’était pas si fort que ça en des moments comme celui-là. Le jeune homme aux yeux noisette attendit donc tranquillement une quelconque réponse ou réaction de la part d’Etienne. Il ne voulait pas le presser, mais il écoutait attentivement ce qu’il se passait à l’intérieur de la salle de bain. Il sentait son camarade agité, un peu comme s’il était pressé par son aîné.

Le jeune homme soupira alors bruyamment avant de voir son ami sortir… Presque entièrement dénudé devant lui. Surprit sur le moment, Ethan rougit fortement à la vue du corps du plus jeune avant de détourner obstinément le regard, comme s’il tentait de protéger le peu de pudeur qu’il restait à son camarade après s’être montré ainsi à son ami. Puis il crut entendre un « clic ». Intrigué par ce bruit, Ethan se retourna et constata avec étonnement que son camarade venait de verrouiller la porte de sa chambre, avant de lui agripper le bras et l’attirer dans la salle de bain en le prenant par la main. Ethan ne put que constater qu’il y faisait une chaleur du diable ! D’ailleurs Ethan étouffait tellement qu’il se résolut enfin à enlever sa veste noire, entrouvrant en partie le col de sa veste blanche, en quête d’un peu de fraicheur dans ce sauna improvisé. Il avait remonté ses manches, laissant apparaitre ses nombreux bracelets et son unique collier pour le jour, sa sempiternelle croix gothique rouge. Durant que son ami essuyait en partie le miroir embué et bredouillait ses premiers mots, Ethan tentait de se rafraichir comme il le pouvait, sans même compter le fait que son ami était effroyablement attirant dans cette tenue. Il ne fallait pas qu’il pense à cela ! C’était impossible, il n’avait pas le droit de le forcer à faire quoi que ce soit.

Le jeune homme déglutit donc en tentant de se concentrer sur les aveux de son camarade qui avaient bien du mal à sortir. L’autre hésitait tellement, c’en aurait été adorable si Ethan n’avait pas été aussi concentré sur les paroles de son cadet, se concentrant d’autant plus quand le beau brun ténébreux se décida à se retourner vers lui, plantant son regard d’or dans les iris du plus jeune. Hm, sur le fait qu’il savait se défendre, Ethan n’en était pas tout à fait sûr, il esquissa alors un simple sourire doux, compréhensif, pour lui montrer qu’il comprenait son point de vue. Il était vrai qu’un garçon ne sachant pas se défendre lui-même était ridiculisé en cours, il comprenait donc que son homologue souhaite se défendre lui-même, surtout que le caïd n’était pas vraiment quelqu’un de bien à fréquenter selon les rumeurs.

Puis vint le gros morceau, la pure vérité. Ethan ouvrit de grands yeux dans lesquels se reflétaient sa surprise, son étonnement. Sa mâchoire s’entrouvrit sans que le jeune homme ne le lui ait demandé. Il se surprit même à rougir en sentant le regard soutenu de son ami, prouvant qu’il ne mentait pas, qu’il était sérieux. Et c’est ce qui fit accélérer le cœur d’Ethan. Toujours déboussolé, il lui demanda quelques secondes après, à mi-voix, comme il avait du mal à y croire.


« T'es… T’es sérieux là ? »

Et puis pourquoi il voulait l’embrasser d’abord ? Il avait lui-même précisé qu’il n’avait jamais eu de relations avant, alors pourquoi maintenant ? Pourquoi rêver d’embrasser un garçon qu’il ne connaissait que depuis peu ? Et pourquoi qualifier ce rêve d’agréable, très appréciable parmi les plus beaux qu’il ait fait ? C’était si embarrassant pour le jeune homme à la chevelure rouge que la peau de son visage devint presque aussi rouge que ses cheveux. Lorsqu’il eut fini par assimiler la réalité des mots d’Etienne, Ethan se sentait à la fois heureux et gêné. Un large sourire de joie s’étala sur son visage dont il tentait mentalement de redonner la couleur naturelle. Il détourna légèrement le regard de son ami, sa main venant frotter sa nuque dans un geste machinal pour contenir sa gêne intérieure.

« Ahah… T’as deviné que tu me plaisais c’est ça ? C’est pt’être ça qui t’a fait faire ce rêve si ça se trouve. Enfin, grâce à ça je sais que je ne suis pas doué pour cacher mes émotions. »

Son regard se tourna à nouveau vers le plus jeune. Il était flatté et son regard se stabilisa presque instantanément sur les lèvres de son camarade, en observant de son point de vue la pulpe et le tracé de ces dernières. Ethan se mit à rougir à nouveau, se cachant les lèvres de son poing, comme pour se contenir, car Dieu seul sait à quel point il était tenté de lui voler son premier baiser depuis qu’il lui en avait parlé. Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale avant qu’il ne pose à nouveau son regard dans celui d’Etienne. Il tenta de se rassurer comme il le pouvait avant de reprendre un peu de son sérieux.

« Tu me plais vraiment Etienne… Je me sens bien à tes côtés, mais je n’ai pas envie de te perdre… »

Il s’approcha alors de quelques pas jusqu’à ce que presque plus rien ne les sépare, son cœur battant à tout rompre. Le jeune homme prit une profonde inspiration et s’abaissa un peu vers son ami, une de ses mains venant se poser sur le lavabo alors que l’autre relevait le menton du plus jeune. Il avait envie de l’embrasser, de lui offrir ce premier baiser pour de vrai. Cependant, il hésitait encore : et si après cela Etienne ne voulait plus le voir ? S’il voulait le jeter à la porte ? Pourtant il en avait tellement envie… Et le fait qu’Etienne lui ait avoué en avoir rêvé et avoir apprécié ce geste de tendresse n’était-il pas une invitation en soi ? Ethan n’en était pas sûr. Il approcha donc ses lèvres de celles du beau brun ténébreux et s’arrêta à quelques centimètres de ces dernières, ses propres lèvres picotant d’envie de rencontrer celles de son cadet. Il murmura alors, en regardant profondément son ami dans les yeux :

« J’ai envie de t’offrir ton premier baiser Etienne… Mais toi, en as-tu envie ?... »

Ethan ne tenait pas à faire de bêtises, pas maintenant. Il était si proche de lui… Mais le plus important, c’était qu’il ne voulait pas le perdre quoi qu’il arrive. Il savait que s’il embrassait Etienne, il voudrait toujours rester à ses côtés, mais qu’en était-il du plus jeune ? Après tout ce dernier n’avait toujours pas trouvé son bord…
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Mer 7 Mar - 10:25

Le jeune Gladstone ne savait plus où se mettre, toute cette tension, voir Ethan en face de lui, grand, la chaleur de la pièce qui ne contrastait pas avec celle de son corps, bouillonnant. Il avait longuement hésité à lui faire part de ce rêve, il ne savait pas s'il devait le mettre dans la catégorie « idiot » ou « fantasme ». Et dans le même temps, si c'était un rêve idiot pourquoi ça avait provoqué tant de choses chez lui ? La gêne, sans parler de la réflexion autour de ce rêve... Non, vraiment si cela n'avait été qu'un rêve idiot il en aurait ri aussitôt avec Ethan au lieu de le cacher... Cela avait été tellement simple, il régnait une chaleur, une douceur dans ce rêve, telle qu'il n'en avait jamais connu... Mais comment savoir si c'était lié ? Comment savoir si ce rêve devait devenir réalité ? Étienne ne comprenait pas que l'on puisse avoir des sentiments pour quelqu'un, si rapidement de surcroît... Ils ne se connaissaient que depuis vendredi, l'adolescent avait d'abord eu peur de lui, avant de retrouver son assurance habituelle, puis, les échanges, la confiance et la méfiance, les retrouvailles, et maintenant...

Le plus jeune avait pris son courage à deux mains, puisqu'il voulait tellement savoir, il aurait la vérité et ils verraient bien tous deux les conséquences. L'adolescent se tint debout, les yeux fixés dans ceux de son aîné, il ne faillirait pas, il se l'interdisait silencieusement.
Et cela parut une éternité, une éternité pendant laquelle Étienne regardait son camarade, qui d'abord surprit, se mit à rougir assez visiblement. L'adolescent avait peur de la suite, de ce qui pouvait arriver. Était-il prêt à pour cela, avait-il le droit de se présenter à Ethan, de le faire rougir ainsi ? Il préférait ne pas bouger, bouger serait fuir la vérité et il ne le pouvait pas. Il devait rester là et attendre... Et heureusement, il vint enfin à parler.
Étienne qui jouait les adultes, qui se présentait comme une personne sérieuse avec une grande intelligence se trouvait maintenant comme un enfant. Il fit « oui » de la tête, timidement, répondant à la question sûrement rhétorique de son camarade : il était évident que c'était sérieux, sinon il ne lui aurait pas dit... Il ne put s'empêcher de détourner le regard un instant prenant peur, avant de regarder à nouveau le jeune homme qui avait un grand sourire aux lèvres, chose qui le rassura passablement, ignorant si c'était tellement bon signe.

Quand Ethan reprit la parole, il avait un air gêné et ne semblait plus vouloir le regarder, mais le sens des mots qu'il avait prononcé était une chose incroyable et nouvelle pour le plus jeune. Il plaisait à un garçon, et cela l'aurait poussé à faire ce rêve... Par empathie alors ? L'adolescent essayait de comprendre, timide, un peu bouleversé aussi. Alors, ce n'était pas lui qui avait des sentiments pour Ethan, mais l'inverse ? L'adolescent serra un peu plus le porte perfusion, sans se sentir défaillir, il avait l'impression que toute énergie quittait son corps, c'était un peu comme si c'était ce qu'il voulait, au fond de lui, ce qu'il attendait depuis si longtemps était enfin arrivé... Il y avait quelqu'un qui tenait à lui, il y avait quelqu'un qui le considérait comme plus qu'un ami. L'adolescent respira un grand coup à la fin de la phrase de son ami, quand il s'approcha de lui, comme s'il entrait dans un nouveau monde et il n'était pas sûr que l'atmosphère y soit respirable.


« Je... te plais ? »

La voix qui avait annoncé cette phrase était faible, aiguë, rien à voir avec celle qu'il avait d'habitude, il avait perdu toute assurance car il accédait à quelque chose qu'il ne connaissait pas, dans un monde qu'il n'avait encore jamais exploré, il ressenti comme un poids dans la poitrine, il n'était pas sûr de quoi faire, et maintenant était là, collé à lui, ses lèvres presque contre les siennes. L'adolescent n'avait qu'à tendre l'oreille pour entendre le cœur de son camarade battre, il n'avait qu'à pousser ses lèvres en avant pour toucher celles de son camarade. Et jusque là, il restait muet, incapable d'ajouter quelque chose. La tension était telle qu'il ne pouvait même pas fermer les yeux pour profiter de la chaleur de l'instant, son menton maintenu par Ethan, il restait à l'observer en frissonnant. La peur commença à l'étreindre, une peur qu'il n'avait jamais connu auparavant, il avait envie de cette tendresse, de ces mots, mais où cela les mèneraient-ils ? Est-ce que c'était la bonne chose à faire ? Qu'en penseraient les autres ? Et ses parents ? Et pourtant...

L'adolescent regarda alors dans les yeux de son aîné lorsqu'il lui dit qu'il voulait lui offrir son premier baiser. Il se surprit à trembler et posa sa main libre sur celle d'Ethan qui était contre le lavabo, alors que son autre main perfusée lâchait le porte perfusion pour se poser sur le bras qui tenait son menton.

« J'ai... J'ai peur Ethan... »

Les mots terribles étaient jetés, il sentit alors que la résistance du jeune homme baissait et en profita pour se réfugier dans ses bras, dans cette chaleur. Et alors qu'il fermait les yeux, une larme coula sur sa joue. Il n'était pas prêt, mais il avait peur de lui déplaire à cause de ça.

« Je... Je voudrais y aller doucement, tu sais... Si je te fais du mal en étant trop... facile au départ, je m'en voudrais toute ma vie... Je... Merde, je ne sais pas comment le dire... »

L'adolescent s'éloigna et prit la main droite du jeune homme pour la poser contre son coeur battant la chamade.

« C'est là, c'est réel... Je crois que... Je suis même sûr que je veux passer du temps avec toi, comme toi, comme ça, ne pas te perdre, ça non... »

Le cadet était perdu dans ses pensées, il voulait Ethan, près de lui, comme lorsqu'il lui avait pris la main, comme lorsqu'il avait été dans ses bras, il se faisait même à l'idée d'aller plus loin... Ce n'était qu'une question de temps, oui, c'était ça, il l'accepterait avec le temps... L'adolescent s'approcha du lavabo, s'aidant de ses bras pour s'asseoir dessus, un effort pour la récompense de ne plus avoir à se forcer de tenir sur ses jambes.
Il prit la main du jeune homme dans la sienne, souriant un instant avec un regard dans le vague, observant leurs mains, l'une dans l'autre, il devait prendre une décision.


« J'aimerais aller doucement, je ne suis pas prêt pour... Enfin, je veux te donner mon premier baiser, quand je serais plus apaisé... Mais qu'est-ce qu'il y a entre l'amitié et ce baiser... Je t'inviterai chez moi, je ne suis pas sûr de ce que je vais dire à mes parents en te présentant. Un ami ou... »

Il était bouleversé, à la fois tellement excité de plaire à quelqu'un, que ce soit réciproque, mais dans le même temps tellement perdu face à cette nouvelle chose qui venait le sortir de ses habitudes... La peur s'était envolée pour qu'il ne reste que le plaisir.

« Ethan... Quand je serai sorti de cet hôpital... »

Le jeune Gladstone prit une grande inspiration, serrant un peu plus la main de son aîné, avant de relever la tête pour voir son visage, pour regarder ses yeux.

« Tu n'auras pas besoin de venir chercher le bracelet... Je le garde avec moi, d'accord ? Comme ça j'aurai une partie de toi, une partie de cet amour. »

Il fit un sourire au jeune homme, son cœur battant. Battait-il pour lui ? Probablement, même s'il devait encore faire le point sur ses sentiments...


« En attendant... Je devrais peut-être me rhabiller et retourner me coucher... »

Un sourire un peu plus malicieux fut affiché sur le visage du garçon, après tout les nouvelles étaient bonnes, non ? Il ne savait pas si Ethan pourrait attendre un peu, le temps qu'il puisse être sûr que c'était la bonne relation, qu'il pouvait s'engager dans ce baiser... Il avait besoin d'y croire, il ne voulait pas se fourvoyer...

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Mer 7 Mar - 23:15

Pour sûr qu’il lui plaisait, en encore plus dans cette petite tenue évidemment. Ethan brûlait littéralement d’impatience de poser ses lèvres sur celles du jeune Gladstone, mais il ne voulait pas vraiment le forcer malgré son désir. Il était certes impulsif, mais plus lorsqu’il s’agissait d’amour, d’attirance ou de sentiments, il savait maintenant être patient depuis sa douloureuse histoire avec Rosa. Le jeune homme attendait donc une approbation quelconque de la part de son camarade malgré le désir brûlant qui montait en lui. Cependant, il eut plutôt droit à des mots blessants, qui le stoppèrent totalement dans son envoûtement. Il se rendit alors compte que son ami tenait la main qui se postait sur le lavabo et l’avant-bras relié à la main qui lui soutenait le menton. Ethan ressentit alors ces paroles comme une douche froide, lui donnant un radical retour à la réalité. Il le libéra alors avant de le sentir contre le, s’étant jeté dans ses bras. Le jeune homme à la chevelure rougeoyante avait du mal à comprendre, cependant, ses bras se refermèrent instantanément sur les épaules du plus jeune, collant son visage à celui de son ami en l’écoutant parler.

Ces paroles étaient floues, un peu comme les émotions d’Ethan, voyageant entre l’incompréhension et la compréhension de cette attitude. Après tout, c’était mieux de choisir qui pouvait vous offrir votre premier baiser, n’est-ce pas ? Il avait peur de lui faire mal après ? Cette parole fit arquer un sourcil au jeune homme, mais il comprenait un peu. Il lui avait confié avoir souffert dans sa dernière relation sérieuse, alors il était possible que l’autre se préoccupe plus de ses sentiments que ceux des siens ? Mais rien n’était sûr. Le rockeur dans l’âme le laissa donc se séparer de lui mais fut étonné qu’il lui prenne la main pour la poser sur son torse encore légèrement humide. Puis Ethan comprit : Etienne ressentait quelque chose pour lui, ses sentiments étaient réciproques. Le jeune homme en fut flatté, et tout de même très rassuré. Souriant, il profita d’un instant de blanc dans les pensées floues de son ami pour essuyer du bout de l’index la vilaine larme qui était venue s’incruster sur le visage d’Etienne.


« Je crois que je comprends. »

Un petit sourire aux lèvres malgré sa frustration intérieure, Ethan le regarda s’assoir sur le lavabo avec des étoiles dans les yeux. Il le regarda prendre sa main, la serrant tendrement. Ainsi il voulait qu’Ethan soit celui qui lui donnerait son premier baiser ? Cela fit plaisir au jeune homme qui porta un regard attendri. Surtout qu’il semblait complètement perdu, emmêlant parfois ses désirs avec ses appréhensions, c’était adorable. Quant à la mention qu’il donnerait d’Ethan à ses parents, ça Etienne en était le seul juge. Pourtant le jeune homme ne put s’empêcher de répondre :

« Ou plus si affinités. » Ajouta Ethan en lui faisant un clin d’œil complice. « Ca, c’est à toi de décidé. Et après ça dépend aussi de la vision que tes parents ont des… Gays. »

Ethan finit sa phrase dans un sourire avant de rire doucement. Il savait très bien qu’une partie des américains jugeaient encore d’un œil mauvais les personnes comme lui, attirés par des membres du même sexe. C’était d’ailleurs un peu pour cela qu’il n’avait jamais agi de façon à montrer sa différence aux autres. Il n’assumait pas totalement son attirance pour les garçons comme Etienne, pour la simple raison que ça n’avait jamais été réciproque jusqu’alors. Du moins il avait du mal à l’assumer en public, il ne serait donc pas celui qui jugerait Etienne de le présenter autrement à quelqu’un d’extérieur à eux deux. Le jeune homme sentit l’étreinte se resserrer sur sa main quand son ami ou plus commença à lui parler de l’après-hôpital. Le jeune homme aux yeux d’or releva alors son visage pour regarder Etienne dans les yeux en attendant la suite. Un sourire malicieux fit alors ourler les lèvres du jeune adulte alors qu’il caressait la main de son camarade avec son pouce. Le cœur d’Ethan s’accélérant à la mention d’amour, même si cette dernière l’avait fait souffrir par le passé.

« Pas de soucis. Quant à moi je garderais ta clé. Désolé mais je ne te la rendrais pas avant des 18 ans, tu seras contraint de te morfondre jusqu’à ce jour pour ouvrir ce fameux coffre. »

Bien qu’il en ignorait le contenu tout comme le propriétaire de la clé, il était bien décidé à garder cette petite chose si importante pour Etienne de sorte à avoir lui aussi un peu des sentiments que ce dernier pouvait ressentir pour lui. Se rhabiller ? Oui, ce ne serait pas du luxe, à moins qu’il ne tienne à faire baver d’envie les infirmières de l’hôpital si ça se trouve. Ethan lâcha donc un petit rire. Il pouvait surtout rattraper un coup de froid au-dessus de sa fatigue persistante. Il posa donc sa main libre sur le haut du crâne d’Etienne et ébouriffa tendrement sa chevelure humide.

« Ce n’est pas une mauvaise idée, sauf si tu veux faire avoir une crise cardiaque à ces pauvres infirmières en te baladant dans cette tenue. »

Une fois encore, le jeune homme à la chevelure rougeoyante théâtralisait sa phrase par un haussement de sourcil coquin avant de quitter son ami à contrecœur, laissant leurs deux mains se lâcher malgré lui. Il lui laissa l’intimité de pouvoir se rhabiller seul dans la salle de bain. S’il n’était pas tenté de se rincé l’œil ? Bien sûr que si mais il n’était pas du genre à observer aux portes, pour qui le prenez vous ?! Ethan n’est ni un pervers, ni un obsédé. Ce n’est pas le genre de personne qui dénudait intérieurement chaque personne qui se présentait vêtue à lui, non. Il se trouvait normal sur ce point. Sa dernière compagne, Rosa, lui avait même souvent fait la remarque qu’il était trop romantique et pas assez « surprenant ». Eh bien la surprise, elle fut pour lui quand il découvrit qu’elle avait plusieurs mecs en même temps.

Soupirant, Ethan s’installa à nouveau sur le lit avant que quelque chose ne lui vienne à l’esprit : il n’avait toujours pas échangé ses coordonnées avec Etienne. S’il tenait vraiment à le revoir, il ferait mieux de lui donner son numéro au moins ! Ethan plongea donc la main dans son sac à la recherche d’un bloc note donc il déchira une petite feuille. Ce dernière lui servait d’habitude à noter ses idées, ses écrits, ses chansons… Un peu un pense-bête en quelque sorte, avant qu’il ne poste les projets finis sur Lovecommunication.com, se prêtant au jugement des autres internautes avec un peu de crainte. Personne n’avait jamais lu ce qu’il y avait dans ce calepin, sauf les éventuelles personnes inscrites sur Lovecom bien sûr. Personne dans la réalité. Il prit donc ensuite un stylo d’encre noire et écrit en un premier temps son prénom, Ethan, mais commençant à écrire son numéro, il se souvint soudainement qu’il avait changé de numéro, juste histoire de ne plus pouvoir avoir affaire à Rosa. Il la connaissait bien et la savait capable de le harceler au téléphone, aussi en avait-il changé 4 ans plus tôt, sans en retenir le numéro comme il n’avait pas eu de nouvel ami à qui le donner. Il sortit donc son portable de sa poche de jean, constatant que sa meilleure amie lui avait répondu un ultime message après qu’Etienne se soit réveillé. Il prit connaissance de son contenu mais n’y répondit pas, se dirigeant dans son répertoire pour pouvoir enfin noter sur le papier « 07.72.98.45.69 » tandis qu’il jeta à Etienne une nouvelle question qui lui vint à l’esprit :


« Au fait, t’as des frères et sœurs, toi ? »

Sous-entendu que bien évidemment, Ethan avait une sœur, une chieuse parmi tant d’autres. Enfin, il l’avait déjà vaguement sous-entendu vendredi avant qu’ils ne se quittent, mais vu l’état de son ami vendredi, il n’était pas convaincu que ce dernier se souvienne de « celle qui lui passerait un savon » s’il ne rentrait pas à l’heure. Le jeune homme posa donc enfin son calepin sur le lit en attendant que son ami sorte de la salle de bain et réponde à la question. En le voyant s’approcher de lui, Ethan tendit le bras vers son camarade, rougissant légèrement en détournant un peu le regard de gêne.

« Tiens, pour quand tu seras sorti… Tu me passes le tien ? »

Son regard d’or se tourna alors une nouvelle fois timidement vers celui de son ami. Redevenu un peu timide malgré lui, Ethan ne pouvait qu’affirmer une chose : en ce moment, il était vraiment un handicapé des relations sociales…
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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Jeu 8 Mar - 12:27

La peur, l'angoisse d'aller plus loin, d'aller trop vite. L'adolescent, gêné, s'était défendu comme il pouvait. Défendu, vraiment ? N'était-ce pas ce qu'il voulait ? Si sûrement, les rêves ne pouvaient pas mentir après tout... Il était toujours hésitant, mais pas pour certaines choses. Étienne adorait la chaleur qui émanait du tendre jeune homme. Il aimait être dans ses bras, il s'y sentait bien, rassuré... N'était-ce pas de l'égoïsme pur ? Peut-être était-ce simplement qu'il avait besoin de quelqu'un, et Ethan était là... Oui mais il plaisait à Ethan alors pourquoi ne pas faciliter les choses ? La peur de faire quelque chose de mal était présente, trop grande... Si jamais il n'était pas le bon pour Ethan, si ce n'était pas de l'amour qu'il ressentait pour lui, mais une émotion forte ? Si c'était à cause de la fatigue ? Non, il ne pouvait pas le croire... Il se sentait tellement fébrile en sa présence... Il se sentait étrange aussi, capable de tout et en même temps, de rien... Jamais il n'avait été si proche d'un autre être humain et cela lui faisait un bien fou... Il s'éloigna bientôt du jeune homme pour prendre sa main, il ne savait pas comment lui dire, alors il devait lui montrer... Il fut soulagé lorsqu'il lui dit qu'il comprenait... Cela lui suffisait pour le moment, il ne demandait pas plus...

Seulement, la situation qu'il imaginait était tout de même compliquée, il voulait qu'il vienne au restaurant, il voulait lui montrer son monde, lui ouvrir un peu plus son âme, lui faire part du vrai Étienne, ce jeune homme enjoué, parfois prétentieux et trop sûr de lui qui cachait une partie bien plus sombre de lui-même, cette partie dont il ne parlait jamais, à part quelques fois sur LC, sans jamais se dévoiler plus que ça, sans dire qui était New Error. Les paroles du jeune homme le firent réagir... C'était vrai, s'il sortait avec Ethan, cela ferait de lui un homosexuel... Etait-il prêt à assumer cette situation ? Non, sûrement pas tout de suite, surtout qui n'imaginait pas que ses parents soient pour, eux qui ne cessaient de l'idéaliser... Mais son aîné semblait si sûr de lui, il en riait même, comme s'il ne voyait aucun problème dans cette situation, ah... C'était beau cette confiance qu'il avait en lui... Le plus jeune était étonné car lui ne pourrait sûrement pas voir les choses de cette façon aussi rapidement et simplement... Il lança un sourire un peu gêné avant de poursuivre, il était déjà soulagé que le plus âgé ait pris les choses d'une façon si détachée alors qu'il aurait pu être dégoûté de tout cela...

Écoutant la réponse d'Ethan, il ressentit comme un frisson, oui, c'était mieux ainsi, comme ça ce serait lui qui le protégerait du contenu du coffre jusqu'à ses dix-huit ans, et alors, ils pourront faire ce qu'ils voudront, tous deux. Pas besoin de plus y réfléchir, il était bien trop tôt pour cela... Il se contenta donc de hocher timidement la tête, avant de voir la main du jeune homme se rapprocher de ses cheveux. L'adolescent se surprit à sourire à ce contact, il était tellement peu habitué... Il ferma les yeux un instant avant de regarder Ethan partir.

« Tu as raison, elles vont toutes craquer pour moi après... »

On va dire qu'un peu de prétention ne fait de mal à personne... Le garçon avait tellement entendu qu'il était bel homme qu'il avait fini par l'intégrer après tout... Il resta un instant sans bouger, assis sur la table à ne rien faire d'autre que contempler la main qui avait tenu celle du jeune homme pendant un moment. Il soupira avant de descendre, et faire face au miroir. La buée s'était peu à peu échappée et il put constater la rougeur de ses joues, ce qui n'eut pour effet que de le faire rougir encore plus. Vraiment il se demanda comment la relation avait pu évoluer ainsi, aussi vite... Il posa une main sur son cœur toujours battant la chamade, avant de se rappeler qu'il y avait aussi la main de son ami... Alors c'était ça ? Il se rappellerait toujours ces choses en commun jusqu'à rougir terriblement ? Ah... Il se sentait vraiment bien ainsi...

Il finit de s'essuyer avec les serviettes, se frottant la tête une nouvelle fois, puis le reste du corps, avant d'enfiler à nouveau son pyjama. Vivement qu'il sorte d'ici parce qu'il était vraiment ennuyé par cette tenue à longueur de journée. Lorsqu'il mit le haut, il fit bien attention à refaire passer la perfusion, grommelant légèrement alors que son camarade lui posait une question... Il devait finalement se poser des questions sur lui, ce qui fit sourire l'adolescent.


« Non, j'ai toujours vécu seul, avec ma mère et mon père. Personne d'autre... »

Il essaya de cacher le côté triste de la chose, même s'il ne pouvait pas s'empêcher de soupirer légèrement. S'il n'avait pas été seul, peut-être qu'il ne se poserait pas autant de questions, peut-être aussi qu'il n'y aurait pas tant de secrets et que ses parents l'exploiteraient moins... Ah, avec des si... L'adolescent observa le bracelet confié par Ethan avant de reprendre la parole.

« Tu t'entends bien avec ta soeur ? »

Oui, il se souvenait, l'histoire du bracelet était trop importante pour qu'il l'oublie... Une fois le pyjama enfin enfilé, il essaya encore de finir d'essuyer ses cheveux, qui étaient maintenant presque secs mais aussi complètement en bataille. Il essaya de les coiffer un peu, avant d'abandonner, de toute façon, c'était toujours comme ça... Il reposa les serviettes comme il les avait trouvé et sortit enfin de la salle de bain. Il en ferma la porte et déverrouilla l'entrée de la chambre, l'heure du déjeuner devait approcher alors... Il espérait que ce soit aussi l'heure où on allait lui proposer de rentrer chez lui... Sinon ses parents allaient sûrement venir le chercher de force... Il sourit en voyant le papier que lui tendait l'adolescent. Il le prit avant de retrouver sa place dans le lit, frissonnant légèrement à cause de la différence de température avec la salle de bain.

« Je vais te le noter car je n'ai pas mon portable, je n'étais pas censé recevoir la visite de qui que ce soit. À croire qu'ils voulaient me tuer le moral, heureusement que tu es venu... »

L'adolescent remarqua le calepin et s'en saisit avec un sourire, pensant qu'il s'agissait là du carnet d'adresses du plus âgé.

« Eh bien, tu es organisé à ce que je vois... Ah, je n'ai pas de sty-

- m'étonnerait qu'il ne soit pas reposé, il est là depuis vendredi soir, et maintenant vous voudriez m'empêcher de voir mon fils ?

- C'est pour qu'il soit au calme, Monsieur, attendez ! »

Étienne avait arrêté là sa phrase, reconnaissant la voix de son père qui s'essoufflait dans les couloirs de l'hôpital. Il n'eut le temps que de faire un nouveau signe à Ethan, mais trop tard, la porte s'ouvrit d'un coup, et le père furieux eut le temps de voir que quelque chose clochait, si les visites étaient interdites qu'est-ce que lui, ce jeune punk faisait là ? Étienne resta muet, incapable de prononcer un mot alors que son père s'approchait de lui avant de lui prendre le bras, pas très doux, voire pas du tout, l'adolescent sentait que son père était inquiet et il savait que dans ces cas-là il ne réfléchissait pas bien à ses actes, capable de faire mal sans faire attention, le plus jeune allait donc une nouvelle fois subir sans rien dire, jusqu'à ce que son père comprenne et s'excuse, comme d'habitude.

« Bien, tu es réveillé, on y va. Tu as assez dormi, ils se fichent de nous, les frais d'hospitalisation sont hors de prix. Tu te reposeras aussi bien à la maison. »

L'adolescent qui tenait toujours le calepin le lâcha, gardant tout de même le papier dans sa main. À tous les coups son père avait eu peur de perdre trop d'argent dans cette histoire et le restaurant restait trop dur à tenir sans la présence du garçon, mais de là à aller contre un avis médical... C'est sûr que le patriarche des Gladstone allait se faire disputer par la mère du garçon le soir venu. Quel rustre il faisait quand même, il ne prenait même pas le temps de saluer Ethan...

« Mais, attends, je suis en pyjama, et la perfusion ? Ah, tu me fais mal à me tirer le bras ! »

L'adolescent regardait son père et ce dernier finit par lui lâcher le bras, avant d'entamer sa sortie de la chambre, il avait l'air énervé mais il comprenait bien qu'il ne pouvait pas faire sortir son fils avec la perfusion.

« Je vais chercher une infirmière, l'autre a dû partir prévenir le docteur. Je ne connais pas ce jeune homme par ailleurs Étienne, je croyais pourtant avoir été clair par rapport à ça. Tu peux lui dire au revoir. »

L'adolescent le regarda sortir avant de baisser la tête et de regarder finalement Ethan avec un sourire.

« Bon eh bien je vais sortir aujourd'hui, on va pouvoir se voir au lycée demain, je garde ton numéro, je t'enverrai un message dès que je serai chez moi. »

Il ne dit rien par rapport à son père, il ne voulait pas plaisanter sur le fait qu'il l'avait rencontré parce que c'était clair qu'il n'avait pas fait attention au jeune homme aux cheveux rouges... Étienne n'osait d'ailleurs pas lui dire ce que signifiaient les paroles de son père, que selon lui il ne devait se rapprocher de personne, que les gens n'étaient pas dignes de confiance... Non, de toute façon, il pouvait dire quoique ce soit, il ferait toujours confiance à Ethan, il garderait son bracelet...





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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Jeu 8 Mar - 21:03

Ainsi Etienne était fils unique en plus ? Ce devait être un poids de se voir confier des responsabilités au restaurant sans personne pour aider à s’en délester. Ethan avait bien comprit que son ami avait beaucoup de travail au restaurant, c’était si facile de demander un coup de main à ses enfants plutôt que de se payer des employés pour le faire ! Eh bien voilà ce que ça donnait : un enfant hospitalisé. Enfin, ce n’était qu’une intuition, le jeune homme à la chevelure rougeoyante n’allait pas se permettre de demander de but en blanc à son ami si sa famille « l’exploitait ». Par contre, il plaignait toutefois son ami de ne pas avoir de frère ou de sœur. Certes ce n’était pas l’amour fou entre lui et sa propre sœur, mais l’idée de ne pas la revoir en rentrant chez lui était très douloureuse pour le jeune homme. Il plaignait donc un peu son ami de ne pas avoir une autre oreille que celle de ses parents pour l’écouter. Une simple présence pouvait bien réchauffer le cœur dans les mauvaises passes. Et ça, Ethan s’en était bien rendu compte au fil des années. Malgré ses disputes à répétition avec sa cadette, le jeune homme aux yeux d’or l’aimait profondément, les épreuves les ayant rapprochés à son avis. Il répondit alors à la question de son ami sur ses relations avec la collégienne, un petit sourire attendri aux lèvres.

« En quelque sorte. Elle est en pleine crise d’adolescence alors y’a quelques perturbations en ce moment mais bon, malgré les disputes, on reste unis. »

Bien obligé, sinon ils seraient livrés à eux-mêmes, chacun passerait le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre en tant que simples inconnus dans cette grande maison vide en semaine. Ce serait si triste, si blasant. Le jeune homme soupira avant de voir son ami revenir vers lui, lui tendant timidement son numéro de téléphone. L’adolescent sembla satisfait et reprit sa place dans son lit avant de se saisir du calepin d’Ethan, ôtant un loupé à son cœur, de peur que son ami ne juge les mots qui étaient écrits dedans, bien qu’il ne puisse pas lui en vouloir. Après tout son calepin n’avait rien de bien extraordinaire. Orange, renfermant de petites feuilles à petits carreaux. La normalité - sans parler des mots qui y étaient écrits. Un peu plus tendu mais restant souriant, le jeune homme lui répondit sincèrement :

« Ce fut un plaisir, mon cher. »

Alors qu’il s’apprêtait de donner un stylo à son ami, objet qu’il lui manquait pour lui noter son numéro, alors que des voix vinrent à s’élever du couloir. Ethan se releva brutalement et se préparait à plonger sous le lit quand un homme apparut dans la pièce. Un adulte, ressemblant physiquement à Etienne, son père donc à ce que put en déduire Ethan, s’étonna de la présence de l’intrus dans la chambre de son fils mais restait toutefois très énervé à première vue. Le jeune homme à la tenue sobre mais aux cheveux et aux yeux étonnants, déglutit face au patriarche d’Etienne lorsqu’ils échangèrent un regard avant de voir le plus âgé agripper violemment le bras de son enfant. Les paroles de l’adulte firent qu’Ethan l’observait comme s’il avait vu un alien. Comment cet homme pouvait se préoccuper des frais d’hôpitaux alors que son fils était tombé dans le coma ?! Ethan était tellement outré qu’il ne put même pas articuler les paroles qui lui trottaient dans la tête face au comportement de son aîné qu’il ne connaissait pas personnellement. Il secouait tellement son fils comme un prunier que celui-ci lâcha le calepin d’Ethan qui atterrit mollement sur le sol alors que son propriétaire était bien agacé de l’attitude du père d’Etienne.

Le jeune homme fut soulagé de voir l’autre lâcher le bras rougi d’Etienne, poussant un petit soupire qui montrait qu’il était rassuré de le voir quitter la salle. Quant à ce qu’il lui avait dit concernant Ethan, ce dernier fronça les sourcils et fusilla le plus vieux de son regard d’or avant de resserrer ses poings sur eux-mêmes en baissant la tête. Pour qui il se prenait le papi ? Les bonnes manières il ne connait pas ?! Un peu plus et le jeune homme lui aurait foutu son poing dans la gueule, ça vous pouvez en être sûrs. Ethan détestait quand on manquait de respect à quelqu’un et encore plus quand il s’agissait de lui ou d’une personne à qui il tenait. Surtout que le jeune rockeur avait un tempérament plutôt impulsif, encore heureux que le paternel finit par s’éclipser de la chambre, sinon cela aurait mal fini entre eux… Ethan sentait le regard de son ami sur lui, mais il ne voulait pas le regarder, il ne voulait pas l’agresser pour les défauts de son père. Il se canalisa alors un moment avant de répondre à son ami d’une voix monocorde et un peu dure.


« Content que tu puisses sortir plus tôt, essaye de te ménager chez toi. Quant à demain, on verra bien… »

Oui, ils verraient bien, car il n’y avait pas que le jugement des parents d’Etienne qui dérangeaient. Celui qui le dérangerait beaucoup ce serait celui de leurs camarades de classe, mais aussi l’attitude qu’Etienne aurait par rapport à lui demain. Ferait-il comme si rien ne s’était passé ? A moins qu’au contraire il essaye de se rapprocher un plus de son ami face aux autres ? Il n’en avait aucune idée, mais il redoutait beaucoup ce jugement des autres, même si son attitude presque asociale lui donnait l’air de s’en contrefoutre, ce n’était pas le cas, et cela, personne ne le savait, même pas son tendre ami.

Le jeune homme finit par pousser un profond soupire et se baisser au sol pour récupérer son calepin avant de mettre ce dernier dans son sac. Il referma se dernier et retourna dans la salle de bain à la saveur humide pour retourner prendre sa veste grise et se la mettre sur le dos, tentant au plus de se calmer pour ne pas exploser avant de sortir de l’hôpital. Il repartit ensuite chercher son sac auprès du lit d’Etienne évitant son regard jusqu’à ce qu’il reprenne possession de sa main, le regardant tendrement dans les yeux en se penchant vers lui.


« Bon j’y vais parce qu’à mon avis si je croise encore ton paternel je pense que ce sera électrique. J’ai hâte de recevoir ton SMS alors me fais pas trop attendre, okay ? »

Un doux sourire et Ethan embrassa son ami, juste à la commissure des lèvres, tendrement. Ce baiser fut bref et tendre, mais bien loin d’un premier baiser tout de même, il ne se permettrait certainement pas sans l’accord du plus jeune ! Il finit par se retirer en lui faisant un petit clin d’œil avant de détourner les talons et accélérer le pas en direction de la porte de sortie, faisant un signe de la main à son ami sans se retourner, de peur de ne pas arriver à contenir la rage qu’il rencontrait encore vis-à-vis de son paternel. Une fois le seuil de la porte franchi, le sourire qu’Ethan avait toujours aux lèvres en compagnie d’Etienne s’évanoui et il accéléra le pas dans les couloirs de l’établissement, évitant les gens qu’il pouvait croiser lui disant qu’il n’avait rien à faire ici. Il rencontra même le père d’Etienne une nouvelle fois, aux côtés d’une infirmière qui semblait blasée concernant celui qui l’accompagnait. Ce dernier lança un dernier regard dédaigneux à Ethan qui lui en retourna un mauvais, sentant à nouveau la haine monter, il accéléra à nouveau sa démarche.

Lorsqu’il finit enfin par sortir de l’hôpital, Ethan poussa un soupire de soulagement en s’asseyant sur son véhicule, celui-là même qu’il avait quitté quelques heures plus tôt. Il fit quelques minutes le point et grogna pour faire sortir les émotions négatives avant de reprendre la route vers sa maison, où il passerait son après midi à attendre un message d’Etienne avant d’aller rendre visite à sa meilleure amie au soir.

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MessageSujet: Re: Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]   Sam 10 Mar - 16:39

Il y avait tellement de choses dont l'adolescent ne se rendait pas compte, la façon dont ses parents le traitaient, son travail bien trop difficile au restaurant, d'autant plus qu'il n'avait jamais reçu le moindre centime pour cela, il recevait seulement de l'argent de poche, comme chaque adolescent, avec la presque assurance que ses parents lui achèteraient tout ce qu'il voulait. Du moins, il le pensait, il n'était de toute façon pas gourmand, ayant peur de créer des problèmes à ses parents. Oui, Étienne était du genre « trop bon, trop c*n », mais cette situation lui plaisait tout de même, il avait surtout peur de ce que pouvait être le reste, lui qui n'avait vécu qu'ainsi.

« Ah je vois... Mais je suis sûre qu'elle est contente de t'avoir... »

Une personne au-dessus de soi, quelqu'un pour veiller sur nous, parfois avec dureté, mais vu la tendresse dont Ethan pouvait faire preuve, l'adolescent ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il l'utilisait avec sa petite sœur. Peut-être que s'il avait eu un aîné, ou tout simplement un peu plus d'amour il ne serait pas aussi blessé... Peut-être. De toute façon, ce n'était plus possible maintenant.
L'adolescent était revenu dans la pièce et s'était assis à nouveau sur le lit, remettant vite les draps sur ses jambes avant de s'emparer du carnet du plus âgé pour y noter son numéro... Seulement son père arriva et mit fin à tout.

Il essaya de parler à Ethan, le plus simplement possible, mais il sentait que la voix du jeune homme n'avait plus la pêche d'avant. Cela l'attrista un peu, mais il préféra ne rien en dire. Se taire, toujours se taire... Il resta sans rien dire, sans rien faire alors que le jeune homme s'activait, il savait qu'il était sur le point de s'en aller, ce qui ne le réjouissait guère. Cette rencontre s'achevait sur une note d'amertume, jusqu'à ce qu'Ethan revienne vers lui, lui prenant la main. Etienne le regarda en relevant la tête, avant de se laisser embrasser. Il ne put s'empêcher de sourire après ça, même si c'était pour le regarder partir.

« Je ferai de mon mieux, à tout à l'heure ! »

Il observa la main du plus âgé avant de soupirer et de se rallonger dans le lit, regardant le numéro, il se décida à l'apprendre par cœur. Au moins, de cette façon, il pouvait tout arriver, il aurait quand même un moyen de le joindre...
L'adolescent resta sans bouger, la tête sur l'oreiller, à regarder les numéros devant ses yeux et à les réciter à voix basse, bougeant doucement les lèvres... Pour mémoriser ces précieux chiffres, qu'il utiliserait plusieurs heures plus tard, une fois sorti de cet hôpital et d'ailleurs, sortir, voilà ce qu'il allait d'ailleurs faire, maintenant.


« Allez-y, retirez lui tout cela.

- Bien monsieur. »

L'adolescent se releva doucement dans le lit, le regard vide, ne bronchant même pas alors qu'on lui retirait la perfusion, malgré la tension que son bras semblait ressentir. Il se releva seulement lorsque son père lui demanda, après qu'il ait signé les papiers de sortie, ainsi que la décharge comme quoi l'hôpital n'était plus responsable de l'état de santé d'Étienne Gladstone, comme de la dégradation de ce même état. Il se leva et son père lui donna son manteau, il put prendre les chaussures avec lesquelles il était arrivé vendredi dans l'ambulance à ses pieds. Et après plusieurs minutes, le jeune Gladstone était dans la voiture qui le ramènerait chez lui. Évidemment, son père ne l'avait pas aidé à marcher, le trainant simplement derrière lui. Maintenant, il avait juste son front contre la vitre, emmitouflé dans le manteau de son père, à se répéter sans cesse le numéro de son ami, qu'il avait laissé tombé dans un égout.

« Que faisait-il là ?

- De qui tu parles ? Soupira l'adolescent, ne tournant pas la tête...

- Tu le sais très bien, ce jeune punk là, est-ce que ça existe au moins cette couleur ?

- N'importe quoi... C'est un camarade de classe, il est venu m'apporter des nouvelles du lycée. Tu aurais pu le saluer au moins.

- Il n'a pas intérêt à être plus, tu sais que c'est clair non ? Les gens en qui tu peux avoir confiance n'attendent que de te trahir.

- Et comment pourrais-je le savoir ? Tu ne m'as jamais laissé avoir d'amis proches.

- Ça suffit, tu es fatigué. »

L'adolescent ne dit rien, se contentant de répéter les numéros dans sa tête. Il ne savait plus quoi penser, mais il n'oublierait pas Ethan. Il voulait le connaître, il voulait lui faire confiance quitte à souffrir après. Sa mère le prit dans ses bras, au moment où il sortait de la voiture... Évidemment, ils étaient passés par le côté livraison, par la cour extérieure. Personne pour les voir, personne pour montrer la faiblesse du camp Gladstone. L'adolescent n'en était même pas surpris et monta dans sa chambre sans un mot, avant de s'écrouler dans son lit.
Lorsqu'il se réveilla, ou plutôt lorsque sa mère le réveilla. La suite alla vite, il avait des responsabilités en travaillant dans ce restaurant et il se devait de les assumer. Il repartit donc en cuisine, avant de demander son portable à sa mère, qui accepta de lui donner, enfin.

Il prétendit à nouveau être fatigué et se recoucha, allumant le portable et composant aussitôt le numéro de son ami, ignorant les quelques messages de ses camarades.
C'était Ethan le plus important. L'adolescent composa le message, se levant pour aller verrouiller la porte de sa chambre, il ne voulait pas entendre encore une fois les réflexions de ses parents. Il alla s'allonger sur le lit, envoyant finalement son message en espérant ne pas avoir fait de faux numéro.

_________________
Ouh, Etienne !
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Where are you ?... [Pv Etienne Gladstone]

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